Pendant le weekend

Treize neuf/ cent quatre vingt dix neuf

 

(une date assez déplaisante -mais après tout, cela a eu lieu, il y a huit ans vers trois heures du matin, il n’y a pas non plus à en faire une tartine – juste un passage du côté de Berlioz -non loin de là la sépulture de François Truffaut décorée de nombreux petits tickets de métro retenus sur le marbre noir par de petits cailloux -sans photo, là) ici une photo du môle Audace à Trieste, avant coureur de la venue d’Elio (je crois que ce sera en janvier)

molo-audace

(cette manie de laisser en bas de l’image une sorte de signature me défrise parfois -je n’ai plus guère de cheveux, tu me diras OSEF mais quand même : je recadre, je modifie couleurs et teintes, je recentre, je réoriente et voilà le travail : la photo n’est -même- pas de moi) il fait chaud et on aimerait se trouver sur le bord de l’eau (l’Adriatique baigne le port, de loin descendra tout à l’heure peut-être la bora); quatre jours passés à la campagne font du bien aux nerfs mais les merveilles du monde restent telles qu’en elles-mêmes, d’ignobles goules muettes et sourdes (j’ai découvert cependant aujourd’hui que mon grand-père et son épouse -ma grand-mère par le fait, maternelle donc- faisaient tombe à part, ce qui interroge un moment) (j’ai nettoyé le marbre noire de la sépulture de la famille de mon père – les oiseaux s’oublient – il y a là ma grand-mère – paternelle – et mes oncles, ses donc trois fils et ses donc deux frères- d’autres personnes de la famille de ma mère me sont revenues à l’esprit – les deux enfants morts de L., sa femme – leur mère, L. – ainsi que le petit garçon mort de G., puisqu’aux restes ensevelis là, avec L.)

place-l-1-etage-2h-salvador

une image d’une des résidences de L. que je porterais aux commentaires du #9 atelier d’été afin d’agrémenter ceux-ci de quelques images de Paris et de « maisons inconnues » (celle-ci, cependant, ne me l’était pas du tout) (j’ai appris que la disparition de mon cher ami qu’on appelait Pape a eu lieu un 30 mars 1968 -L. acheta la concession le premier avril suivant – j’ai toujours aimé L., quoi qu’il en soit – j’avais 14 ans mais on avait décidé qu’il était inutile que je l’accompagne à sa dernière demeure; je le garde, cependant, là, lui qui me bénissait, marmonnant quelque prière, sa main sur ma tête, au rez-de-chaussée de la villa du Belvédère -avais-je 4 ans ? peut-être même pas – je le garde là, lui, sous la pochette gauche de ma chemise)

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6 Comments

    tiens je pensais maisons inconnues, mais pensais que mes vagues idées ne s’accorderaient sans doute pas… d’ailleurs pas sûre de participer
    la photo (juste couper un peu plus pour éviter la signature ?) est très belle et tout de même de vous… avez travaillé sur sa réalité

  • @brigetoun : oui, ce sont des maisons inconnues, en effet (mais que sont-elles devenues ? aussi, j’interprète, j’extrapole, j’accumule aussi pour mon texte personnel – qui a à voir avec l’atelier puisque c’est son égide…) Vous n’allez tout de même pas ne pas participer non ? Ce ne serait pas très chic pour les autres – on serait content d’être dans le même livre en tout cas – vous ferez ce que vous voudrez – mais ce ne serait pas chic – je blââââgue… Merci pour la photo…

  • on l’appelait vraiment Pape ? c’est fou les gens qu’on connait grâce à toi (et les tickets et les petits cailoux, je ne savais pas)
    (merci Pierre :-)))

  • @cjeanney : merci à toi (oui, on l’appelait vraiment pape, ce garçon…)

  • La première photo n’est pas dans le style habituel du robot : c’est vrai que tu lui as donné un coup de main, trop aimable !

  • @Dominique Hasselmann : je pense que cette photo n’est pas du robot, mais plutôt d’un contributeur (je crois qu’il y a une possibilité de laisser quelques clichés sur le site en probablement y abandonnant ses droits)

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