Pendant le weekend

2201 Samedi 18 Juin 2022

 

 

il ne nous ferait pas un petit appel, notre si charmant président au carré, en ce jour ? plus que deux semaines à la « tête »de l’Europe mais enfin, il aura eu sa guerre – c’est beau – ceci dans la rue des Solitaires (où Schmoll allait à l’école de son quartier avant d’aller au ciné avec son père)

(quelque fleur – le texte se discute – un poète mort à 47 ans de cirrhose du foie qui ne savait pas, comme nous tous si tu veux voir, de quoi demain serait fait la veille de sa mort – ce sont là ses derniers mots) (Jean-Louis Trintignant est parti – on le revoit courir sur le port de Nice ou quelque part Sans mobile apparent (Philippe Labro, 1971)) fait chaud

à pied à l’ombre jusqu’au cinéma

et retour (là il est dix heures du soir)

le matin au marché – l’atelier qui prend son temps quand même – ça se précise sans doute – fait quand même un peu chaud – on fait gaffe on s’en fout – un coup de téléphone pour soutenir l’ami de l’avenue (opération en vue fin de mois, ça ira mieux ensuite quoique quelques semaines de convalescence soient prévues ensuite) (tenir bon sang !)

ah manque le point – ici le métro qui fonce

il faisait doux on a dîné sur le trottoir devant l’indien de la rue Philippe de Girard

 

au cinéma La ruche (Blerta Basholli, 2021) (le titre original Zgjoi se traduit (de l’albanais) par Réveillé et de l’anglais Hive Ruche) le rôle principal, Fahrije, tenu pat Ylka Gashi : magnifique (le film albano-kosovar ou kosovo-albanais, je ne sais comment distinguer (pas certain que quiconque en sache quelque chose) oublié du monde – il doit bien y avoir d’autres financements oui suisse et macédonien) (mais sont-ce les financements qui donnent à un film sa nationalité ?) (c’est bien tout le problème d’ailleurs : la guerre du Kosovo a tué tant et tant d’hommes (faudrait demander aux Serbes le décompte) – celui de Fahrije est (très probablement) mort – cette cruauté et cette bêtise que la guerre (depuis que le monde est ce qu’il est et que nous le voyons, nous autres humains, c’est bien la manifestation humaine (plutôt mâle hein) la plus tenue) – on retrouve ses habits grâce à l’adn de son père, mais elle nie – elle nie parce qu’elle vit. Elle est juste formidable. Comme le film (une tenue dans la mise  en scène et une direction d’acteurs formidables aussi) (scénario en acier) extra (on y prépare une purée de poivrons rouges nommée ajvar (le caviar rouge des Balkans) (j’en parlerai avec l’ami Xavier de l’atelier)

 

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2 Comments

    « cette cruauté et cette bêtise que la guerre (depuis que le monde est ce qu’il est et que nous le voyons, nous autres humains, c’est bien la manifestation humaine (plutôt mâle hein) la plus tenue » consolez-vous il y a toujours des femmes pour sauter au cou des héros et sangloter du départ des leurs mais en aboyant des phrases « patriotiques »
    me pardonnerez vous de ne même plus tenter (quoique, me promets d’essayer de me rattraper pour au moins quatre dont vous) de lire ni les consignes ni les contributions à l’atelier ? perdue suis et ça va bientôt être irrattrapable…(comme depuis trois jours je lâche mes jeunes amis à cause de la marche sans ombre de deux fous une demi-heure au moment le plus caliente)

  • @brigitte celerier : évidemment – il n’y a pas de question à ce propos : faites ce qu’il faut pour vous, d’abord – ensuite vous verrez (si nous écrivons pour vous, lectrices attentives et joyeuses (eux-aussi, soyons francs)(je veux les lecteurs), c’est quand même et d’abord pour nous-mêmes que nous entreprenons cette tâche… ) – et puis oui, merci de la consolation : nous disions hier soir, avec mon amie marchant sur le boulevard, que si le pouvoir était aux femmes(ce qu’à Dieu devrait plaire?) elles ne nous épargneraient pas non plus leurs guerres idiotes et imbéciles. Je ne suis pas sûr que ce soit tellement consolant, finalement…Merci à vous

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