2654 Dimanche 8 Mars 2026
on était d’expo – l’ampleur de la luxuriance du lieu m’a écœuré immédiatement – grand palais (champs élysées – exactement cette façon de vouloir épater, en mettre plein les yeux, une sorte d’ostentation obscène) – sans doute pas les meilleures conditions (le lieu est en travaux depuis des lustres, cornaqué par une espèce de technocrate abruti (lapalissade) et mégalomane (très probablement ami de sa jésuite éminence du faubourg saint-ho) – un profond dégoût donc mais l’expo était bellement agencée – une mezzanine ouvrait l’espace – et l’artiste inspirée – je n’ai guère pris les images des cartels (complètement illisibles, dans des coins improbables, à la lecture impossible) mais les œuvres sont splendides – ici une composition sur la maison de Monnet à Giverny (l’artiste y fut en résidence en 2001)

la photo ne rend pas compte du travail sur les strass (ressent-on les collages ? … j’ai l’impression) (on pourra voir ici un peu mieux la facture de ce travail) mais de toutes couleurs ils brillent au passage et portent avec eux cette espèce de lumière resplendissante et joyeuse – ici ma préférée (osef) sans doute (on dirait un mur de chambre d’enfant) (je le grandis mais on n’y voit rien (comme dirait Daniel Arasse) ça reste splendide

l’artiste se nomme Mickalene Thomas (elle est de 71) formidable peintre photographe politique féministe militante – la mise en scène magique de plusieurs lieux (on en aperçoit ici un, un salon des livres au sol, des fauteuils

au mur un portrait d’un mannequin dont j’ai su (mais oublié) le nom – l’ambiance est à la lutte pour les droits humains (ici les noms de personnes assassinés par le pur racisme étazunien contemporain (dont George Perry Floyd) (on aurait le même ici) – qui nous protégerait de la police ? des milices ? des armées ?)

et puis de la joie et de la tendresse : une fois, un déjeuner sur l’herbe

de l’amour et de l’érotisme doux calme et tranquille – un deuxième déjeuner sur l’herbe : strass et collages

(décidément le strass ne sort pas à l’image – il ressort sans doute du mouvement) un portrait souriant (je crois Whoopie Goldberg)

transparence douceur gaieté – une ambiance de chaleur tendre – beaucoup aimé ces plantes mauves

tout un massif

apaisant mais d’une volonté de vivre formidable – et pour finir ce félin empaillé et blanc (qui figurera dans la collection en #497)

assis dans un des intérieurs proposés – on s’en va ragaillardi
passer (rituellement) chez paumée
Bon dimanche



merci pour cette exposition, le lien, la découverte de cette artiste (va m’accompagner dans ma poursuite des heures… je me réveille TRES en retard)
merci à elle parce qu’elle est une facette de cette lutte contre ceux qui pèsent sur nous (ici, le petit opéra en prenait sa part de cette lutte hier soir – seront, serons jamais assez nombreux)