Pendant le weekend

2656 Dimanche 30 Novembre 2025

 

le fait d’être frileux porte en lui quelque chose de péjoratif : quelque chose avec un sang qui ne serait pas chaud par exemple – les chaussettes de contention, le collant de laine,  la couverture de laine sur le dos – comme si l’état déteignait sur l’esprit et même l’âme – participe sans doute aussi de la détestation de l’hiver, couplé à la disparition de la lumière qui est aussi chaleur (il n’y a pas de couleur, il n’y a que de la lumière était un adage de l’enseignement de la photo – qui par là sans doute devenait graphie – avant de finir en « art » huitième du nom probablement…quelle promotion) – quelque chose avec le cinéma mais quoi (devenu septième, coiffant la précédente qui devient le suivant) ?

comme le métro merdait hier après-midi un peu partout, on est arrivés en retard pour la séance – on était seuls au balcon – à l’orchestre, dix ou quinze – le Trianon à Romainville – salle d’exception (une espèce de merveille et une programmation qu’on peut dire exigeante) (on aime beaucoup)

un premier film, nocturne sans doute – les allées du centre de distribution où bosse l’héroïne prénommée Aurora (portugaise exilée en Écosse, la trentaine (tout comme la réalisatrice Laura Carreira), interprétée par Joana Santos) s’illuminent à son passage s’éteignent quand elle en a fini (ça se voit à peine mais c’est là) – des conditions de travail démentes (tout comme ce monde-là : le notre, cependant et c’est aussi de le savoir, d’en reconnaître les habits les coutumes les travers, qui fait le boycott de la firme et de ses attributs) – des gens qu’elle croise, des relations peut-être diaphanes, la solitude, la nuit, la pluie… une vraie merveille

il faut que je me renseigne : le titre, traduit parfois comme En tombant ne représente pas complètement la narration (libre, fluide, claire et simple) proposée – laisse tomber serait peut-être plus adapté quoi qu’un peu trop appuyé – Aurora ne laisse sans doute pas tomber mais s’accroche, il faudra en faire une restitution plus profonde – dans ville&cinéma sûrement bientôt – disons Glasgow

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