Pendant le weekend

2213 Lundi 16 Janvier 2023

 

 

 

cauchemar (le type qui va mourir s’allonge sur sa petite fille et l’étouffe – une horreur) (les restes du film du dimanche soir) (suite de dérèglement intestinal probablement aussi  – il faut supposer : les lieux d’aisance (comme ces choses-là sont dites) constituent pour Katharine Hepburn l’un des principaux points focaux de l’attention toujours en éveil qu’elle porte au monde et à son travail) – réveil de terreur – la veille un sms pour souvenir (un jour, dans les mois qui viennent, on ira en librairie pour présenter l’avant-dernier livre de l’ami photographe

image dans son décor (Denis Pasquier, 2004)

) puis promenade jusqu’en ville

marcher encore pour rejoindre un métro direct avec le musée Guimet qui présente (11,5 e l’entrée, pour tout mais quand même – billet valable 14 jours pour une autre entrée, gratuite, cependant) des étoffes

réalisées en Afghanistan (ici une image due à Oriane Zerah)

tellement belles

l’exposition n’est pas grande, mais les tissus oui (ici un manteau nommé chapan (adapté pour femme) sur lequel est inscrit « hedoshma », la paix si j’ai bien compris)

quelques images du fonds Marc Riboud montrent des marchands (lui porte aussi un chapan)

et des femmes (qui nous le dit ?) en burqa (une espèce de honte) (sans image) une artiste, Zolaykha Sherzad, qui s’en est retourné vivre au pays et y promouvoir l’art de la broderie

calligraphie Zarif

toute de nuances

dans un pays qui cependant se meurt

faire en sorte que demeure ce savoir – c’est déjà fini – un petit tour au musée (j’entendais ce matin ce cours édifiant donné au collège de France par Bénédicte Savoy)

de si beaux objets qui nous viennent d’où ? c’est toute la question – les conditions d’appropriation éclaircies… – le musée reste magnifique, on sort pour être happé par cette statue

équestre

épée dominante

Georges Washington à la conquête de l’ouest j’imagine (déjà vue, il me semble me souvenir, chez DH) ensuite on a marché dans ce 8 sinistre (au 22 vivait madame Ogier et son Barbet Schroeder de mari) (on croise six ferraris des centaines de véhicules sportifs et utilitaires des milliers de touristes des vitrines luxueusement vides, des champs peut-être élysées mais de ce luxe, aussi, on se demande de quoi se constitue la fortune de ce type évaluée à quelque deux cents milliards (il en faudrait dix pour éradiquer la faim dans le monde) et sa fondation si douce si calme dans le 16, au bois la nature urbaine, au bail pratiquement gratuit et emphytéotique de 55 (ou 99 ? je ne sais plus) ans accordé par cette joyeuse municipalité) (les beaux quartiers et une pensée vers les Pinçon-Charlot, même si le Michel nous a quitté il y a peu) on marche (tout ça va dans le même sens) un peu de métro

retour avant la nuit

 

dans la boite numérique Goliath (Frédéric Tellier, 2021) (un cinéma que je n’aime pas fait d’esbroufe et de voitures de luxe, d’hélicoptères et de plans inutiles à l’esthétique de pacotille mais) animé des meilleures intentions du monde – combat contre montsanto et son glyphosate toujours autorisé dans ce pays… (dernier rôle de Jacques Perrin, décédé en avril 22)

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 Comments

    ah oui merveilleuse l’exposition de Guimet (m’étonne que petite soeur, habituée des lieux comme l’étais – tradition familiale) ne m’ai pas encore envoyé photos 🙂

  • Oui, vu souvent l’affiche pour l’expo « Afghanistan », pays où les femmes ne sont plus que des ombres noires, dépourvues de tout droit.

    Belle expo quand même, belles photos. 😉

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