Pendant le weekend

Carnet de voyage(s) #131

 

 

 

Le premier de cette série se trouvait aller à Gênes. Allons plus à l’est, voulez-vous : c’était en mai – il ne faisait pas, ici, si chaud je ne me souviens pas exactement – c’est une affaire de train à cause de l’empreinte, matin tôt premier métro – gare de Lyon, la place (réduite au minimum, cette société nationale est une tuerie dans ses tarifs comme dans son (exécrable) confort (sans parler du service: bar : zéro) (ça fait des envieux…)

(mais on arrive, c’est déjà Milan) monumentale – on change

l’armée veille – mais il fait doux (l’autre train passe par Bologne, ce qui fait un détour, mais on est plus indulgent – ce n’est pas que les tarifs soient moindres, mais il suffit d’acheter son billet et on le tient en main – on ne nous bassine pas trop – on ne réserve pas spécialement) (ou alors j’ai commis un sacrilège)

quelque chose de différent (ou n’est-ce que dans mon regard ?)

revoyant ces images, je me dis que ce pourrait être en Bourgogne

ici au fond, la mer cependant (enfin, non, la suivante)

je lisais, tu lisais, on y allait

l’Adriatique donc, Grado, on a laissé Venise à droite – et puis on est arrivés – la gare, une place imposante, des bâtiments anciens en réfection – un autobus peut-être bien, les sacs, la location était au cinquième (l’hôte, acariâtre, vivait un étage ou deux en dessous) – non, il n’y avait pas d’ascenseur – il est tard – le lendemain, vue de la fenêtre de la cuisine

encore une mouette – et puis s’en aller errer vaquer baguenauder (j’ai, il y a peu, appris que l’étymologie de péripatéticien (ou son féminin) vient d’un mot grec signifiant promenade) fort belles avenues qui descendent au port- nature morte aux crochets

l’usure du temps – ici c’est l’après-midi

le style austro-hongrois quelque chose

au fond les collines (en regardant bien, on ne parvient pas à distinguer vraiment, mais on trouverait la ville pétillante de Prosecco) (sur le port, nous buvions un verre du breuvage du même nom), sur la gauche de l’image, la petite boule blanche est un radar ou un dispositif de navigation du gigantesque rafiot qui tout à l’heure s’en ira

ici le phare qu’on distingue un peu à droite, au dessus du bout du quai – le joli voilier – la petite excroissance en haut de la colline est un monument élevé à la Vierge (Marie, Reine et mère ou l’inverse) si je ne m’abuse – attends j’arrive : ici) (architecture brutaliste dit la chronique, mais OSEF on n’y fut pas) – ici un trois mats qu’on retrouvera

et puis le bruit sourd des cornes, et l’immense immeuble sur coque

qui s’en va – (deux ou trois bidules de cet ordre, tous les jours qui sont faits par on ne veut pas savoir qui) – encore la mouette

et cet homme (tout le kit contemporain : barbalakon, tatouage du même métal, basketts sur fond de  croisière  : que demander de plus comme raccourci à notre monde ? accroché à son nino, certes…)

 

La suite certainement, bientôt

 

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6 Comments

    merci ! me voici pourvue de rêves
    (et chic pour une fois je savais avant vous : péripatéticien !)

  • Trieste : il y avait ce film que j’avais bien aimé de Mathieu Amalric, « Le stade de Winbledon », qui comme son titre ne l’indique pas se passait à Trieste, vous vous souvenez peut-être ?

  • L’horreur de ces HLM de luxe flottant près des ports voire les menaçant…
    Il ne faut pas être Trieste pour autant : la ville a l’air sympa ! 🙂

  • @brigitte celerier : les voyages…merci à vous

  • @L’employée aux écritures :je ne l’ai pas vu (c’est que – avec mes excuses,hein – le Mathieu et sa Jeanne d’alors… – aprèsleur Barbara m’avait assez plu, c’est vrai) – à l’occasion (encore que le tennis non plus…). Merci de la suggestion – et du commentaire…

  • @Dominique Hasselmann : aucune triestitude, ne t’en fais pas – et en effet, l’ambiance y est accorte… Merci à toi