2634 Lundi 16 Février 2026
le chef de gare à Hazebrouck avait alors 55 ans, il me disait (j’en avais 20) « le plus dur quand on vieillit c’est qu’on ne récupère pas vite ni bien » – nous étions là sur le quai de la gare à attendre les trains (une enquête quelconque – comptages, origine/destination, ce genre de bazar, on attend on compte on questionne on attend) l’été je crois me souvenir et en effet les rails sur lesquels nous posions les pièces de 10 centimes pour les faire laminer par le train qui arrivait (lorsque le chef de gare n’était pas là, on les récupérerait ensuite épaisses d’un demi millimètre) ces rails étaient chauds) – le type avait raison – par exemple trimbaler un stère de bois coupé d’ici à là

et le ranger sous l’auvent, précédemment en avoir retiré le bois sec pour le flanquer dans le garage, tout ça pour se chauffer – le matin même il faisait frais

il est sept heures quarante cinq – la veille tombait la pluie (le lendemain ce serait la neige

) mais en attendant les bruyères étaient belles

le camélia (ou le magnolia ou j’en sais rien) en fleurs

le cerisier du japon crois-je savoir

puis sur le champ on élagua les pommiers, on les débarrassait du gui un peu trop abondant (c’est toujours trop d’ailleurs avec cette affaire-là paraît-il)

deux sacs de trente kilos, à votre bon cœur, comment voulez-vous alors que les muscles se taisent ? dormir presque trop, le lendemain la route sous la pluie, back in babylone (ce matin geignent les articulations – le chef de la gare d’Hazebrouck avait raison)
la veille au soir Qui brille au combat (Joséphine Japy, 2025) (7 en salle) recommandable (premier film – vague malaise) pas trop envie de critiquer (l’héroïne disons du film se prénomme Bertille dont le sens est « celle qui brille au combat » ce qui est assez joli)
le lendemain en face Le prix du succès (Teddy Lussi Modeste, 2024) pareil (un troisième film (efficace – vague malaise)

