2636 Mercredi 18 Février 2026
ça tue dans les rues mais ça a trouvé ce que ça cherchait : l’escalade est en place et on y court – le même genre de symptôme (je n’étais pas né, j’ai lu des livres ou des articles ou vu des films) qu’il y a un siècle : on tue dans les rues – on brûlera sans doute des livres – les tensions sexuelles, les sordides et poussives explications, les oublis manifestes (le texte de Joachim au club médiapart est parfaitement salutaire) le martyrologe : en découdre… s’armer se battre tuer – la pluie n’y change pas grand chose, faudrait-il rester les bras ballants ? décidément la paix est impossible : on se frotte les mains chez les fachos – on tient à la vie, à celle de ceux et celles qu’on aime, on a peur on se tait on se barricade alors qu’il faudrait désarmer justement le plus haut de l’état parle de réarmer (dans cette vulgate, le petit commissionnaire va jusqu’aux ventres…) on s’entend on vend on s’unit

sans limite dit la feuille…) alors sans doute vaut-il mieux rester extérieur à ces choses – se promener au parc (ici deux volatiles (mes amis cormorans sont très peu nombreux cette année) dont l’un se sèche tranquillement les plumes)

il faisait beau hier t’en souvient-il ?

j’ai essayé d’oublier, je t’assure – en haut droite cadre un volatile d’un autre genre – ici la passante inattendue

un peu de courses vraqueuses, en passant cette résistance-là

et cette éphémère-ci

quelques lectures – puis en passant encore ce présage pourtant si beau

la pluie a cessé – ou presque – on entend les bruits, les aéronefs, les éboueurs – le jour se lève
passer chez paumée en spéciale dédicace, pour vous Brigitte
hier soir au cent-quatre (salle 3 une bonne trentaine) La reconquista (Jonas Trueba, 2016) magnifiquement (notamment une scène qui parcourt les rues de Madrid (du Nanni Moretti, là, tellement, mais tellement autant personnelle) (les signes avant-coureurs des films suivant – le magnifique Eva en août (2020), le formidable Qui à part nous ? (2021) et le Septembre sans attendre (2024) avec la toujours si sensible Itsaso Arana (on a manqué le Venez voir (2022) on ira dès que possible sans doute)

