2788 Lundi 27Juillet 2026
attendre la décision du conseil constitutionnel – la démocratie, cette pitié – la loi, les député.es les sénateurices, les chambres – ces horreurs – le monde politique, celui qui nous « gouverne » avec toutes les guillemets que tu veux, ce monde en sa constitution même nous veut inquiets, tristes et hagards (on dit « sidérés » c’est plus à la mode contemporaine) – leurs options, leurs avantages (les voitures les chauffeurs, les raffarin les cresson et leurs impôts et leurs maisons à la baule ou arcachon) : attendre leur décision ? quelle drôle d’idée (ceux qui tentent de condamner les Gérard et Marie-Antoinette de Moulins, ceux-là même…) – bizarrerie tandis que le monde brûle et que ce monde-là a été sourd reste sourd (ah ce type, là, au texte contré par plus de deux millions d’autres, cette merveille de la technocratie moderne) depuis un demi-siècle et il y entendrait quelque chose, tout à coup ? pas sûr… il faisait un temps splendide et de saison bizarrement

les amis du parti (on a des amis dans le parti – vieilles gens comme nous) ne savent à quel saint (ou sein, je ne sais plus – on ne sait plus rien mais il suffit de demander à l’oracle) se vouer – mieux vaut encore en rire- au puits on tirait de l’eau, on arrosait les arbres, les framboisiers, les petites plantations

avarie de machine à laver le linge : »c’est la pompe » diagnostiquera le réparateur – 90 euros augmentés des 60 de déplacement – « c’est du bon matériel, vous en aurez pour 10 ans » – à voir – dans dix ans serais-je encore derrière ce clavier ? je me souviens d’un jeune type de vingt ans devant la maison des vétérinaires où se déroulait un exposition à propos du film « la haine » (il y a de ça 35 ans peut-être) qui me disait « moi je n’attends de l’État qu’une balle » (bizarrement mais récemment, un édile de ces bords-là en reçut deux par la poste : ce sont ces méthodes-là)

par beau temps, le matin une bruine passagère, les centaines de milliers d’hectares (ce ne doit pas être la bonne mesure) qui partent en fumées – les soldats du feu, la sécheresse magnifique et les ordres du fasciste de service à ses ouailles « prenez toute l’eau dont vous avez besoin » a-t-il invectivé – « à moins de vingt-cinq mille euros par an, on n’existe pas »a renchéri son rampant serviteur tout autant fasciste à la chambre haute : ce sont ces méthodes-là – dieu merci (ah ma grand mère…) (je l’aime toujours, elle aurait dit « mabrouk ! » à la naissance du petit L.) dieu merci donc nous disposons d’une ministre de l’écologie sachant où est son devoir – en tout cas pas en politique – une merveille de plus

finement ciselée – la route, le litre à deux zéro cinq – un autre itinéraire qui fait gagner (gagner ?) une trentaine de kilomètres, une vingtaine d’euros d’autoroute, si la circulation est fluide en un temps semblable – en passant par Le Merlerault une lotus rouge en vitrine (mais pas celle de John Drake numéro six) les autres modèles d’occasion sans attrait – pour déjeuner on s’est arrêtés là

deux chiens passaient – il faisait doux – on avait pris ces quelques épis de blé

le banc, le pied de table – au ciel quelques nuages

par beau temps


