2872 Dimanche 18 Octobre 2026
il est vrai aussi qu’à Nanterre la dion en terminait, ce soir-là, la seizième, un soir un peu comme un autre mais une date qui marquait, 65 années plus tôt, non loin de là, le meurtre et l’assassinat par la police de cette république d’on ne sait combien d’arabes – parce qu’ils étaient arabes et construisaient les hlm conçus pour faire valoir »les trente glorieuses » – sous les ordres d’une espèce de toujours nazi (grand ami du borgne, père de qui on sait – rendez-vous au 18 décembre hein) – ce n’était qu’un préfet, après tout – la pancarte « nous sommes la génération de ceux que vous n’avez pas noyés » (le gimmick des pancartes – des bouts de carton, comme la valise de leurs aîné.es)

– la joie des jeunes qui descendent le faubourg et au loin les fumées des gaz et des incendies

j’étais jusque rue Bichat, puis ce fut tout (un spanakopita à préparer) – on mangeait, on buvait on riait – par beau temps – une belle journée – le regard caméra du livreur derrière ses bouquets (un mariage sans doute) (avec la casquette, c’est (ou ça pourrait être) moi)

passer chez paumée bellement illustré
un addenda pour la #5 quand même (dans le Notre salut (Emmanuel Marre, 2026) assez recommandable le petit fonctionnaire met en pratique ses idées de management à Limoges – ça ne peut pas être un hasard, si ?) (je reproduis l’addenda :
il y a, ce soir, il est tard et je ne dors pas, il y a ce soir quelque chose qui ne tournera pas rond – l’insurrection, la volonté de nuire des provocateurs, de faire peur afin que la force reste à la loi – qui saura jamais qui a mis le feu à la mairie de Limoges ? On voit un type jeter un pavé sur le pare-brise d’un camion de pompiers (cette indignité de détruire toute humanité) s’en aller en courant puis se faire molester par des manifestants : qui est ce type ? qui l’appointe ? Ce n’est pas le lieu, cet atelier (mais c’est le troisième paragraphe – et d’ailleurs si ce n’est jamais le lieu, c’est que ce lieu est partout) dans la rue (il est deux heures vingt-quatre) on n’entend plus les sirènes de police/pompiers/ambulances – il y a quelques autos qui passent il se peut que des odeurs de brûlé stagnent et me parviennent : l’état dans lequel se trouve le pays, et son État qui devrait protéger le peuple – et ses tenants ses ministres mais son éducation et sa police (des hommes comme les autres cependant, vrais prolétaires, pères et mères de famille…) sa justice et ses hôpitaux : saccagés… À un moment, tout devient insupportable – peut-être fermer les écoutilles, aller dormir, en finir avec ces bruits et ces cris, non rien juste un taxi privé, il refait froid, faisait-il la même température, il y a soixante-cinq ans alors que j’en avais huit – ici ou vers Nanterre, les ponts sur la Seine, et le préfet ancien nazi faisant donner la force, la troupe,la haine le racisme ? Ce ne serait donc que cris, meurtres, assassinats, incendies ? Demain, tout à l’heure, ils en seront à compter – ils y sont sans doute, maintenant – épuisés hagards sonnés de n’avoir pas voulu et surtout su entendre, écouter, parler, de toujours se draper dans leur arrogance, leurs cravates et leurs petits complets bleus – ce n’est pas la place de la littérature, non, ni celle d’un exercice d’atelier mais tant pis : sans doute en codicille
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Bon dimanche
en face les deux derniers « épisodes » de Portobello (Marco Bellochio – il est de 39 – rien perdu de son cinéma même à la télé c’est pour te dire, 2026)

