Pendant le weekend

Atelier 18.2 17

(quoi qu’il en soit, je pose la consigne – mais elle me fait penser à ces bouteilles de verre qu’on allait rendre au Familistère afin de pouvoir s’acheter des bonbons – je devrais sans doute mettre des liens vers le tiers-livre – 7800 visites depuis le 8 juin 2018 – mais les illustrations ici posées proviennent du robot – ces images extérieures et intérieures sont prises par des gens, n’importe qui (on pourrait dire n’importe quel pékin, mais là, ça nous aurait un petit peu comme quelque chose d’incongru…), j’en sais rien, je les recadre et les contraste – toutes à Pékin en république (?) populaire (??) chinoise – pourquoi ici j’en sais rien (je regarde le voyage des deux olibrius, en même temps vu que je suis (sur) leurs pas), en tout cas, ce 17 est manqué à mon sens – mais je ne sais jamais ce que c’est c’est égal, il semble que les choses continuent en une sorte de poésie bégayante, on verra aussi – les autres billets se préparent, il y faut du temps (ce sont les vacances qui commencent, il ne reste que quelques jours de travail et le reste du temps – misère…)) 

 

17 consigne : jusqu’ici, le narrateur n’a jamais interagi avec le réel dont il fait récit : et si on retrouvait trois épines, fissures, cassures, événements hors de sa volonté propre, trois fois où ce réel a littéralement fait obstacle au narrateur ? –- une autre manière alors d’entrer en rapport avec le fragment de ville à la source du récit

 

Pékin

ce n’est que ça, ce travail, il se confond avec le lieu, des erreurs, des obstacles, on se trompe tout le temps, comment choisir dans ce qui se produit vingt ou trente fois par jour, par vacation comme on dit – la façon de compter et de payer les heures, heure pour heure, convention collective, devis mises à plat réunions factures – uniquement que ça, des erreurs, des manques, des tromperies, des idées reçues, des présupposés et des prérequis, on rencontre untel qui a mis quelque passion à son travail, qui indique ce qu’il recherche, il ou elle, inclusive tu parles, hypocrisie, cette passion pour les jésuites quelle plaie, ces jours-ci, mais à présent non, ou alors seulement toujours les mails sans réponse, même chose textos appels téléphoniques on fait dire, on n’attend plus rien, on fixe son calendrier et si rien ne vient c’est que tout va bien, on ne voit plus personne, on reste dans son terrain, tranquillement mais ce n’est jamais tranquille, des gens qui refusent mais ce n’est que ça – pas relu quoi que ce soit mais c’est l’idée, l’idée c’est là ça ne sert à rien sinon à faire en sorte que les factures et le reste soient honorés, payés, inscrits et portés au compte qu’on fera avant de remplir par soi-même sa propre déclaration, on sera sans doute aussi soumis aux contrôles de ceci ou là, ou autre mais ce sera fait, compté, inscrit, numéroté et identifié, comptes après comptes, lignes après lignes dans un beau document dont on recevra un exemplaire par la poste, ainsi que la facture afférente « en votre aimable règlement »

après ça, il y a le cinéma, après le vieil architecte en maillot de peau sans manche et en short, peut-être même avec des tongs mais certainement avec son pliant, adossé à la cabine de projection et regardant Abysses, ou quelque chose, les autres je les ai oubliés, ils sont quelque part sans doute, où ce n’est pas bien classé ni répertorié, mais il y a tout le cinéma dans son entier, toute cette familiarité, ne pas chercher à aller plus loin, il y avait ce livre de Chandler, La

petite sœur (« fais pas ta rosière » titrait la traduction (ici avec sa femme, Cissy)

), il y avait ce film qu’on avait vu en plein montage, Travail au noir, et puis on était revenus mis le gant et continuer à trier les morceaux de pellicule, dabs le chutier, des obstacles dans ce métier-là c’est exactement aussi bien la même chose, avoir oublié le plein à faire de la Rolls Royce et ne pas s’étonner qu’elle ne démarre plus trois heures du matin et tous les acteurs et figurants qui attendent, lumières et eaux de pluie, se procurer des armes et des faux billets, mettre en scène une poursuite ou une scène de lit, images sons couleurs point clap moteur, au loin il y a la pluie qui ne tombe pas clairement, un vaste terrain un peu vague, du haut de ce point de vue qui domine à six ou dix mètres au dessus du niveau du canal qui va à Meaux et son brie, il y a la nécessité de trouver des prolongements ou des dispositifs utilisés pour réussir à faire croire (on y croit, vraiment) que cette prise de vue de Nuits blanches a été réalisée alors qu’il n’y avait aucun brouillard, lire les numéros anciens des Cinémonde ou Cinérama, prendre des notes dans quel but et pourquoi, c’est impossible à dire

 

 

et puis ensuite malgré cette façon de faire et de donner ce qu’on a et plus que ce qu’on a, ce sérieux, cette dévotion presque à ce travail laisser derrière soi une lettre à untel – à son successeur, à un autre – laisse va, oublie, je confonds il ne faut pas m’en vouloir, je confonds et j’édulcore, la haine et la perte, sans explication mais c’est le courant, c’est tout ce qu’il y a de normal expliquer quoi à qui pourquoi faire ? on se le demanderait si on avait quelque secondes à perdre sur ces agissements de dominants, petit à petit cependant, un établissement perd pied, même si les choses vont, existent encore, les mots qui vantent et les points d’exclamation, les brosses reluire et les exclamations les surprises et les merveilles étonnantes qui vont vous surprendre, vous bien sûr vous même !!! mais aussi vos enfants ! car on ne les oublie pas, une thématique les chansons comme le monde est bizarre et « mauvais comme le temps quand le temps est mauvais » et « la joie venait toujours après la peine » et les amoureux, les rires, les yeux qui pétillent et les sourires qui illuminent, les mots et les gestes d’amour, les jeunes et les moins vieux, main dans la main lentement marchant vers la sortie et ce bouquet d’arbres, pieds qui se tordent aux pavés et rires complices et tendres – le cinéma la chanson le parc

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