Pendant le weekend

12 octobre 956

 

 

je suis passé par le jardin du Luxembourg, magique couleur des arbres (une jeune femme s’était assise là et remuait les bras pendant que son mari/ami/photographe/amant/larbin:valet/amoureux/camarade tranquille ou prospère ou tout ça à la fois prenait des photos d’elle – elle portait du rouge, c’était à l’aller) (j’allais rue Gay-Lussac où m’attendait l’Employée aux écritures pour le café  (de laquelle j’ai l’honneur et la chance d’être l’ami) qui m’offrit un livre magnifique auquel elle a contribué, « La Fabrique des Transclasses »  (aux PUF, 2018), livre qui retrace de nombreuses expériences, relate des histoires de vie, et prouve que rien n’est jamais perdu (ni, du reste, acquis) (fait beau à Paris, pas vrai ?)

puis journée cadeau, donc, mon frère qui m’offrit le CD de sa fille Viky Williams recafé – je suis rentré tout content me mettre au travail (lequel est compliqué d’absurdes chicanes administratives comme on sait – sans compter l’abrutissement ambiant, évidemment) (ici une image prise pour suivre l’ami Olivier Hodasava qui mène son long périple ici (c’est à Nairobi (Kenya), un marchand de chaussures à ciel ouvert) là ou ailleurs)

chaque jour de la semaine, j’ai aussi le plaisir de poster une petite image des mêmes lieux que lui explore (il est, en maison(s)témoin un billet qui retrace mes premiers pas) (je crois que j’avais comme référence le titre de ce film « je règle mon pas sur les pas de mon père » – je croyais qu’il s’agissait de Mathieu Kassowitz dans le rôle du « je » mais c’est Guillaume Canet (que je ne prise point) (il y a aussi Jean Yann (le père) dont je me souviens du rôle dans « Nous ne vieillirons pas ensemble » (Maurice « je ne vous aime pas non plus » Pialat, 1972) – on lui a filé (à Jean Yann,pas à Pialat – il y joue pas, dans ce film-là) pour l’occasion le prix d’interprétation masculine à Cannes – tout ça parce qu’il fourre sa main dans la culotte d’une Marlène Jobert – cette façon de faire m’a, pour toujours je crois bien, éloigné du cinéma de ce « je ne vous aime pas non plus » un peu à la manière dont je me suis pour toujours détourné des livres écrits par ce docteur ignoble du nom de Destouches) (je ne suis pas rancunier, mais j’ai de la mémoire)

(ici l’image du 24 rue Alibert, Paris 10 – dernier domicile connu de mon grand père paternel, annexe alors (en 44) des pompes funèbres de la ville de Paris – et je l’entretiens) (vous, je ne sais pas, mais moi, il m’arrive de me demander comment se terminera cette histoire – Alzheimer ? infarctus ? accident de la route ? balle perdue ou mieux : la nuit, je rêve et plus jamais je ne me réveille ?) (mais je détesterais perdre la mémoire) (j’oublierais alors sans doute…)

en gare de Khalka (Inde état Haryana) une mère porte son fils lequel regarde une petite machine (je brode) (pas sûr que j’ai posé cette image d’ailleurs) (peu importe) (en voilà un billet de blog conséquent, n’est-ce pas – dans le macabre, ah bah…)

pour finir, une maison (décor de pneumatiques qui en marque le territoire sur la route) sur l’île de Shetland (nord de l’Ecosse, mais territoire de STGME2 quand même)

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2 Comments

    tonique ce billet
    quant à la fin de la route, j’ai souvent envie de jouer les autruches (parce que ne vois que le fait de guetter le moment d’arrêter)

  • Rue Alibert : cette fresque du collège change souvent (« Vive la musique » a peint, ces jours-ci, un anonyme parmi d’autres) et Google ne suit pas cette évolution en temps réel.

    Ses ingénieurs devraient se poser la question (il est vrai qu’ils doivent flouter maintenant les prisons françaises, en attendant sans doute aussi toutes les centrales nucléaires, il faut les copier en vitesse…), sinon autant photographier soi-même, à pied, à cheval ou en voiture électrique ! 🙂

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