Pendant le weekend

alamar

J’adore le cinéma. Je suis allé (sur des conseils avisés) voir ce film, magnifique, 70 minutes simplement. Il faisait un froid de canard,

les hommes avaient mis des lumières dans les rues pour les égayer, mais ça n’y faisait rien. On a pris des billets (dix fois trop cher) dans une salle appartenant au ministre bis de la culture (l’accueil par la caissière était à l’image du patron : garde chiourme, intimant à la petite vingtaine de personnes que nous étions de sortir se les peler dans le froid

pour les faire revenir trois minutes plus tard, une voix puissante sans doute mais sans charme ni politesse, ordinaire et disciplinaire, une horreur…).

Le jour commençait à tomber comme la neige. Nous sommes entrés, nous sommes installés. 

Sur l’écran, tout d’abord, la pub : à vomir.

Puis le film : une merveille.

Tout n’y est que calme, douceur. Enfin, j’ai trouvé. Une histoire simple : les vacances d’un enfant chez son père, lequel a quitté la mère de l’enfant, romaine,

pour aller (retourner, probablement) vivre au Mexique, dans un lagon. 

On y pèche et on y mange des barracudas. Dans le ciel, des oiseaux volent au rythme des bateaux, on leur jette les restes des poissons qu’on vient de pêcher, on vit, on nettoie le bateau, on lit, on s’amuse…

L’eau turquoise parfois du lagon, le corail, Nestor le grand-père qui sait cuisiner

et rire.

Ce sera tout, avec Blanquita (un petit héron qui s’est invité sur le tournage)  qui aime les cafards.

On ressort, on en oublierait presque l’accueil… Le cinéma, quand il a cette qualité, quel plaisir… Il reste juste à (te) remercier.

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