2704 Lundi 27 Avril 2026
impossible de travailler – les injonctions ne servent à rien, une cafetière vidée, quarante minutes de perdues – Destruction d’un cœur en lecture (Stefan Zweig livre de poche, 3 nouvelles) comment raconter une maladie mentale par la fiction probablement (ce qui a quelque chose à voir avec Norma qui ne se laisse pas attraper si facilement) – vers quatre heures et demie ce matin

mais elle était plus orange – elle disparaissait, des rêves certainement, l’oubli pour la survie – dans un des pots la poussée d’un érable campagnard

(parfois le format carré attire l’attention – laquelle est l’objet de toutes les influences : ces mots qui portent avec eux la trace d’un présent débilitant) il faut continuer à lire (l’écriture est une torture, et le reste (écoutant FB parlant des livres d’occasion) est littérature) – la lune capturée et prise en otage sur une image au sortir du métro

revenant du ciné (il n’y a guère qu’en cette matière que le rédacteur garde quelque appétence – la lecture de SZ n’apporte guère d’espérance)
sur la table donc un carnet de voyage itératif plus
un ville&cinéma Sousse
au ciné (cent quatre – salle 2, 25 personnes) À voix basse (Leyla Bouzid, 2025) c’est entendu, ça se passe à Sousse mais aussi bien en Europe il n’y a qu’un demi-siècle la même histoire (pratiquement) et Dirk Bogarde en vedette (La victime, Basil Darden,1961) le même aveuglement odieux au Sénégal ces jours-ci – on se souvient de ce À peine j’ouvre les yeux réalisé par la même Leyla (et ce prénom chanté par Clapton – on en est aussi pour la différance) le jour de la manifestation pour la liberté lesbienne – aussi bien qu’on est toujours du côté des opprimés, autant est-on de celui de la liberté – autant qu’elle se montre possible (Hiam Abbass magnifique (une des égéries d’ici au même titre que Anna Magnani, la Callas ou Maria Casarès) comme une mère qu’on aurait aimé avoir – la mienne était de ce tonneau-là et j’en profite pour ici, comme mon père, la saluer)

