2705 Mardi 28 Avril 2026
la journée en famille – les rires les images les nouvelles – cuisine (briwattes épinard/feta salade du boucher de fenouil houmos et salade tout court fraises) – emmerdements immobiliers conséquents et subséquents – pas certain que l’angoisse s’évade – ça reste là, têtu comme une bourrique, combattue par un peu de vin – sans abus, sans maux de crâne et casque lourd – les rêves passent – énoncer l’imminence d’un fait, serait-il catastrophique ou joyeux, est-ce l’éviter ou le provoquer ? Ni l’un ni l’autre, c’est sans effet – l’écriture ne mène à rien d’autre qu’à elle-même : oui, mais (dirait le Derrida probablement) est-ce qu’elle m’aime ? les nuages, les ans, les vacances, telles sont les perspectives (le regret de l’impossibilité du phalanstère: et pourquoi non ?) la ville – le gâchis de temps des ordures, comme s’il n’y avait rien d’autre à faire que de discuter avec des fascistes : dégoût profond mais n’en rien dire c’est laisser la place libre – ici un auto-portrait au gâchis

les bras m’en tombent
les bulgares ne se saisissent que des métaux
j’ai vaguement le sentiment que Norma fait quelques patiences en attendant
en attendant quoi, c’est tout le problème
le ciel vers neuf heures

en face Laissez vivre le fleuve (Ole Giaever, 2023) un film norvégien, un barrage, un peuple sans doute promis à l’éradication – une lutte, perdue – 1979 – qu’en est-il aujourd’hui?

