Pendant le weekend

2199 Jeudi 16 Juin 2022

 

 

 

hier fut une belle journée car même si G. fut atteint de covid (ça n’en finirait jamais…) (il va mieux, la fièvre la fatigue la frayeur) on lui annonçait quand même que sa candidature était acceptée (il n’a pas trente ans et le voilà prof en école d’ingé) (ficelle de caleçon comme on disait alors) (E. avait obtenu ses papiers – un appel téléphonique, la fatigue aussi la poursuite du travail avec un filage général devant les instances) (le sanaryote répondait et gardait le moral – tant mieux !) il faisait chaud, il faisait lourd j’ai fermé les volets roulants – j’ai commencé Mustapha Kémal – un appel téléphonique de l’administration fiscale, au bout du téléphone il ya votre voix et il y a ces mots que je ne dirai pas on demande des récapitulatifs du recouvrement des chiffres d’affaire dix-huit et dix-neuf (car le déclaratif est insuffisant) (il m’appartient de renouveler ma demande etc.) il faisait chaud, il faisait lourd – après un rapide billet pour la maison[s]témoin (film cependant magnifique que ce Qui à part nous ? (Jonàs Trueba, 2021) je me suis mis en route pour la conférence que donnait Philippe Lançon à la philharmonie

intitulée La musique comme preuve de vie  (preuve de vie étant un terme technique pour marquer qu’elle reste encore là, enfouie quelque part, sous des décombres, au fond d’une grotte, un bruit, quelque chose d’elle existe encore, souffre peut-être mais vit) avec le violoniste Gabriel Richard (magnifique) (Kiki de Montparnasse et Man Ray veillaient aussi)

moment de grâce (chaconne de Bach, passacaille de Biber) (pleurs) les mots issus et dits du livre Le lambeau – on s’en sort aussi par l’humour – merveille des merveilles que la musique – on arriva éblouis mais en pleine lumière (le froid de gueux dans la salle, la chaleur de plomb dans le parc

) la mémoire revenait aussi de ces moments-là de janvier 2015, le mercredi soir on allait à la République noire de monde, l’horreur la prise d’otages, le vendredi vers 17 heures l’assaut ou la sortie des assassins de l’imprimerie – le monde entier – on a été boire quelque chose (le tenancier a offert des frites…) – il faisait chaud, mais assez lourd quand même…

(le bar sur l’avenue) le soir un mail à Denis Pechanski pour informer de l’état de la mémoire – la cultiver la ravive – réponse accorte et quasi immédiate – un autre de N. qui me disait avoir été voir Compartiment numéro 6 (Juho Kuosmanen , 2021) et en effet, film magnifique

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2 Comments

    vis en partie à travers vous (enfin aussi un peu de mon côté 🙂
    et oui trouver force dans humour et musique (amitiés aussi même quand sont inquiètes
    Ce jour devrait être le plus « réchauffement » vais m’armer de chapeau et brumisateur – prenez soin de vous

  • @brigitte celerier : content de cheminer avec vous – quelle bonne compagnie – et merci encore –

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