Pendant le weekend

2680 Vendredi 3 Avril 2026

 

 

 

(plantage dans la numérotation partant de l’application de la loi travail ni loi ni travail – promulguée par l’ordure appliquée par le cintré jésuite – on y mettra de l’ordre (pour ce que ça peut servir – il est vrai que l’ordre c’est le désordre plus le pouvoir comme disait Léo) il fallait se rendre au rendez-vous, on était en avance (j’aime assez quand on est en avance aux rendez-vous – un type charmant connaissant son affaire – assez jeune (la trentaine) « au demeurant » (une tournure de mon grand oncle qui fleure bon les années cinquante (pour Derrida, j’en suis aux accords d’Évian et ses cours en Sorbonne : je ne suis pas certain d’éprouver tant de sympathie pour ce bonhomme mais peu importe, un livre d’histoire contemporaine et ouvrant sur la philosophie) (la présentation de la Sapiro des livres de Pinar Selek dans EaN lesquels ouvriront sur la sociologie, plus connue – je radote mais la mise en scène est une façon de taper toujours sur le même clou hein) pour les besoins pressants, voilà que j’entre dans un  café de la rue saint-honoré : c’est sans bar, les loufiats prévenants et serviles onctueux moustachus (en tablier informe sans couleur, cravate chemise blanche, une horreur) « installez-vous monsieur » (je ne sais pas ce que j’ai à faire tsais) – je voudrais un café et les toilettes ? demandé-je sans ambages – on me les indique on revient on prendra la commande (je ne suis pas le bon public : ici tout le monde mange et s’empiffre (le petit déjeuner des rbnb où la nuit se négocie à 250 ou 300 : paris hyper centre)

en vrai tu en as pour ton argent (tu ne demandes pas le verre d’eau, la serviette, le spéculoos de merdalakon le paquet de sucre estampillé tour eiffel la grande sous-tasse, le bord de tasse en or et tout le bastringue – non tout ça est facturé directement) (j’oublie le scontrino long comme la main) je suis parti (le croissant vaut autant que le café ce qui est une affaire – la maison ne recule devant aucun sacrifice : ça c’est Paris) (envie de gerber) heureusement plus tard (allant déjeuner avec A, E&L chez Laosiam (un « tigre en pleurs »délicieux – bœuf pimenté)) je tombe (c’est un peu anachronique) sur

une bonne blague – marcher donc, puis marcher encore (fatigue énorme – la nuit précédente ne dura que trois heures) la sieste ne vint pas – je lis – je me décommande (pardon et merci) en cuisine plus tard un gratin de blettes pommes de terre – je fatigue grââââve

j’aime (enfin) les arbres (je cite encore Léo) – il fit beau en fin de journée

 

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