Arno Bertina notes de séminaire #9
Rubrique(s) : Carnets de Pierre Cohen-Hadria / L'Employé aux écritures / Questions de méthodes
18 avril, 2026 3
17 04 (9) La figure de l’arpenteur
ndc : se souvenir de l’intitulé de l’enseignement (que fait la littérature avec ou à) – c’est un enseignement (de littérature comparée) – se souvenir de tous ces livres écrits mais qui n’ont servi qu’à quoi (en tout cas pas à empêcher les événements des 20° et 21° et des autres siècles non plus) – et l’évocation du souvenir en relation avec la mémoire et les choses qui se défont – plus loin les tirets, les italiques, la forme de la phrase et les parenthèses
confrontations avec le réel – Jane Sautière (séance précédente) dans les années 70 et 80 visiteuse de prisons – et la contestation et la prise en compte de cet autre réalité (celle des prisons en dehors du monde de la société mais y étant pleinement) – de l’importance des nuances des contradictions – et l’idée du fragment (se défendre d’un discours totalitaire)
(JS) dans la forme superposer les séquences – sans trop y avoir pensé (mais il en fallait 100) mais le cadre, la lumière, le sujet l’atmosphère le point la vue la résolution (l’image) dan le but (pas si conscient que ça – ndc) de sortir du discours – juxtaposition mosaïque : dans les débuts de cette rédaction du livre le projet s’intitulait TRADUIRE – puis il y eut lieu commun – le lieu (on pense à la prison) dans ce qu’il a de commun, les communs et leurs lieux – et cette ambivalence donc parce que c’est le lieu du retrait (du monde, de la société) l’invisibilisation : la prison – cent fragments : c’était alors le seul dispositif
(AB) le travail sur la langue (c’est la littérature) entendre ce que font les mots à notre représentation (cette chose dont on hérite) – dans le séminaire le curseur est de plus en plus formaliste (va de plus en plus vers la formalité la forme du discours écrit – ndc) – l’éloignement du journalisme (lequel ne veut (ou fait semblant de ne vouloir) que les faits – ndc) – la littérature se montre telle qu’en elle-même et donc
Jean-Christophe Bailly (JCB) le dépaysement (2011) en quelque sorte une réponse à la venue de 2007 par sarko du « ministère de l’identité nationale » (bientôt vingt ans de fachistitude – ndc) – pour Nathalie Quintane (NQ) la pulsion est semblable : en regard de la »montée » du front national (qui ne rassemble rien – ndc) « 70 fantômes » la pertinence du mot fantôme- ce sont des flash fascistes (4° de couverture) sans les interviews les entretiens des choses qu’elle explicite – des moments politiques semblables – pour les 2, le souci, la curiosité l’ambition (et probablement le combat – ndc)
– bio JCB (né en 49) spécialiste des romantiques allemands philosophes comme poètes (auteur d’une anthologie) œuvre profuse – description d’Olonne – narration littéraire ou pas théâtre dramaturge poésie (proche Jean-Claude Nancy lequel était proche de Jacques Derrida – ndc) – prof école nationale du paysage Blois – dépaysement dans (et hors de) ce cadre – géographie – comparable par certains aspects à Julien Gracq (la forme d’une ville en oubliant le hélas) 70 ans – curiosité Jean-Luc Nancy
– bio NQ (née en 64) enseignante (volonté de l’être et de le rester revendiquée) aime l’ironie – (re)cherche à se débarrasser de l’autorité de l’énonciateur(ice en l’occurrence) – Jeanne d’Arc puis Grands ensembles puis que faire des classes moyennes puis Tomates – une certaine malice ou une malice certaine –
texte en lecture JCB Le dépaysement (seuil 2011) extrait : la Seille) paradis perdu lexical (oiseaux arbres) – quelque chose de lointain et de russe – mais lieu de dépollution (les usines perdues remplacées par des lieux cachés – se défaire des déchets ultimes – argile tuiles etc – ) ici le café des sports – là le pub Thiers de Metz – les lieux propres et sales – formes induites – regards malicieux – remarques fines tout est assez convenu dans le style (académique) les belles phrases (cette beauté-là celle de Chateaubriand – (on verra comment NQ s’en défait – ndc) qu’est-ce que l’identité française ? rien – elle est autant allemande que russe ou d’autres lieux lointains communs etc. – partout mise en déroute jusqu’à même l’enfouissement des déchets qui prend une valeur symbolique – des propos polémiques, le souvenir du texte romantique par exemple Mérimée; mais aussi la littérature de voyage pour aller jusque Stendhal – ou Flaubert – les « choses vues » –
(public 🙂 quelque chose de convenu dans le texte, le style –
texte NQ – un des 70 fantômes (la fabrique) Merde un con – le style heurté volontiers – on resent un certain agacement : c’est une bonne entrée dans un livre (pas certain-ndc)
(public 🙂 un rapport avec Le passant intégral et on se souvient de Pessoa, son livre, petit, décrivant Lisbonne comme un guide de voyage (je me souviens des statues et de celle du haut de l’avenue avec son lion et son marquis de Pombal – ndc)
(AB) elle cherche trouve le saisissement – on ressent des soupçons de mépris social (pourquoi parler avec des gens qui votent front national ? pour les influencer et les faire revenir à de bonnes dispositions afin de voter centre droit ? – ndc comme public) injonction à parler – jeu – monologue intérieur (GB) – sur la malice de l’écriture on finit par donner de multiples sens à tous les signes (mais justement là, le type au gros chien (pas saisi la nature énorme de ce clébard qui ne mord jamais les enfants – un peu comme les ogres du petit poucet ou le loup du chaperon justement rouge) dispose pour être décrit de deux adjectifs : gris et rouge)
prochaine séance 22 mai 26
l’année prochaine 12 séances possiblement d’atelier d’écriture
en attendant journée en juin consacrée à la question de la photo (et de la littérature possiblement) la rencontre d’un photographe centrafrique – d’un autre: deux entretiens le matin 90 minutes chaque – après midi : un jeu d’une centaine de photo un jeu d’écriture ou quelque chose de cet ordre -comment une narration photo agit-elle – mise au vote : qui serait intéressé ? une quinzaine lève la main – on y pensera
les textes du jour











[…] des 70 protagonistes fantômatiques de la Quintane – retranscription à venir – et c’est fait) je pars (bises rapides à Gracia, salut à Jane, sourire à Arno) je ne suis pressé par rien sinon […]
merci, ça donne des ouvertures inattendues, aussi parce qu’il y a un sacré mélange entre émotions et raisonnements finalement, (et le format notes met ça particulièrement en lumière je trouve)
@cjeanney : (je suis content de cette lumière tout à fait inattendue -je prends les notes plutôt pour un usage disons personnel de souvenir) merci à toi et content aussi des ouvertures (c’est le séminaire)…