2692 Mercredi 15 Avril 2026
et goûter au laps magnifique de Christine Jeanney
sur l’avenue l’arbre en plein champ

puis cette image bientôt collector (vu que tous ces établissements Réné Emsalem présents ici depuis toujours (fin des années 50 je suppose – en vrai en 1961 dixit l’État) est promis à la démolition (me disait Jako que je salue))

puis de retour : le même en contrechamp

(vers six heures se lève le jour – on en profite pour faire son travail de recension) plus loin sur l’autre avenue (la même voie, mais changeant de toponyme (que cela fleure bon la technocratie la plus noble) après le pont de la petite ceinture)

empruntée jusqu’à la rue de Crimée, la monter entièrement jusqu’au marché (épinards/betteraves/salade batave/pain) les travaux de réfection

(de noir on repeint la marquise qui fut verte (me fait penser à l’élégant « Je sortis de la marquise à cinq heures » de Jean-Bernard Pouy (un autre Jibé) mimant son Claudel (non, son Valéry) pour l’incipit d’un de ses romans – peut-être bien La Belle de Fontenay) – l’intérieur est terminé d’un blanc éclatant qu’on attribue difficilement à quelque commerce que ce soit sinon à tous – peut-être quelque chose de cosmétique) (on verra) lecture (Sylviane et Jacques d’accord pour enfanter donnent naissance à un Daniel – le troisième fils du pape de la déconstruction donc) sieste abrupte et assez néfaste – vague travail à la table (beaucoup de difficultés à croire en ce projet – comme toujours sans doute) puis ciné

Les lettres jaunes Yellow letters (Ilker Çatak, 2026) un très beau film (les lettres sous enveloppes jaunes (licenciement) sont les premières héroïnes du film, viennent ensuite Berlin dans le rôle d’Ankara puis Hambourg dans celui d’Istanbul – puis le couple d’humains (elle, comédienne de renom (Özgü Namal, en acier), lui (Tansu Biçer, courageux) dramaturge du même métal tous deux magnifiquement interprétés mais foutus à la porte pour opinions politiques alternatives) ayant une fille (ado vaguement chiante), une mère (adorable), un frère (odieux mais pratiquant) – le tout plongé dans le bain turc (je ne pouvais pas ne pas) du patriarcat musulman le plus éhonté – fort bien mis en scène mené mis en musique et en images – le monde sous le joug de cette dictature-là… Fait froid dans le dos – mais happy end – Ours d’or à Berlin cette année si j’ai bien compris (salle 3 du louxor, 20 spectateurs) – retour en passant par l’épicerie/traiteur barrath sri-lankaiso-tamoul de la rue Louis Blanc (5 euros de délicieuses samoussas – il semble qu’il s’agisse de délicieux samoussas : ce sont des garçons – première nouvelle…)


et me voici avec un nouveau film pour ma liste de « zut pas d’heure correcte » – en tête actuellement Nuestra Tierra que je piste sans succès depuis une semaine
merci pour votre entêté renvoi à Paumée (rarement aussi bien trouvé ce mot, sourire)