2724 Dimanche 24 Mai 2026
Rubrique(s) : Carnets de Pierre Cohen-Hadria / Carnets de voyage(s) / journal quotidien
24 mai, 2026 0
je l’aime assez mais cependant il m’indispose toujours et pèse sur mes pas mes idées mes pensées mes fantasmes il est là au plus haut c’est du plomb – je marchais seul dans la rue du Mexique chapeau sur la tête, sans me perdre – si la plage n’est pas loin, c’est un moindre mal – ce n’est presque jamais le cas on vit en continentale et quand même on se serait installé à Gênes, la plage ne s’atteint qu’en autobus – une plaie, ici elle est à soixante bornes et froide comme une lame acérée – l’essence à deux balles comme l’esprit du saada, tellement nul, on doit y faire attention – on en manquera (les cris d’orfraie il y a quarante ans quand le litre allait atteindre les dix francs) et ça ne nous empêchera pas de mourir – ne faisons que passer c’est mieux (le doute en relisant Norma infernal et dehors même à huit heures déjà le truc de tout son poids, promettant dans deux ou trois heures e s’installer et par là de produire cette angoisse quine s’éteint et même pas quand il se couche

la cuisine la plomberie le jardin les arbres tailler tondre – continuer quand même – les turpitudes de l’écrit – marcher pédaler courir – tenir surtout la corde et ne pas en perdre le fil je regarde les avions passer, le type qui a gagné la palme d’or, les acteurs les actrices les producteurices les ensemblier.es (non ces derniér.es non) les attachées de presse (des filles d’abord, va savoir pourquoi, va comprendre et n’oublie ton hastag moi aussi) surtout le bruit la bêtise la propagande intitulée promotion (le palmarès devrait être regardé du point de vue du genre et de l’intersection) (une autre fois, laisse, on s’en fout) – et en Inde on meurt sous ce même ciel
passer (quand même : ici l’internet fait ce qu’il entend) chez paumée

