2765 Samedi 4 Juillet 2026
un tour au marché pour des fruits (le voleur qui vend des cerises ne me verra plus – chapeau et lunettes de soleil ne justifient pas l’arnaque) travail d’Istanbul qui se concrétise (publication mais illustration ensuite – travail en cours) – maladie qui semble enrayée (il m’en reste quelques traces toux et maux de gorge comme si ça se terrait avant de revenir plus fortement) un ouzo en revenant du ciné (en passant par louis blanc des fritures srilankaises et peut-être tamoules avec de la force de vente – on ne se comprend pas bien (moi je suis là pour vendre et vous pour acheter, le reste : littérature…) assez grosse fatigue et insomnie
au ciné donc

dans la salle

où nous étions dix (à cinq heures du soir, il est vrai)
Seuls les rebelles (Danielle Arbid, 2026) un film entièrement tourné en transparence (le fond de l’image où se déroule un film tente de faire penser (tout en ne dissimulant pas le trucage) que les acteurices du premier plan sont « dans le décor » – casse-gueule en réalité surtout pour l’éclairage) une histoire d’amour entre une femme (Hiam Abbass, magique comme à chaque fois qu’elle apparaît au ciné) et un homme (Amine Bencharid, sans doute première fois en premier rôle) (ces deux-là s’entendent comme larrons) s’aiment – le monde alentour (Beyrouth en l’occurrence) ne veut pas de cet amour (comme s’il avait quelque chose à en dire, ce pauvre et malheureux monde en guerre) – furieusement queer (rage et détermination) (j’ai pensé à cet autre film qui utilise une autre manière de contourner le racisme, l’ambiance odieuse du monde et de ses guerres, turc, titré Yellow letters (Ilker ÇATAK, 2026)) (vu par ailleurs dans la même salle) – ça aurait pu tourner en mélodrame (le dernier plan est juste sublime) à la Douglas Sirk – une esthétique éthique qui m’a beaucoup plu : on sait qu’on ne peut pas y croire mais on y croit quand même (à chroniquer pour ville&cinéma) – très ambitieux bien qu’avec des moyens limités et très réussi (la musique, due à
Musique originale…………………………………………………………………………BACHAR MAR KHALIFÉ
est juste magnifique)


pourvu qu’il passe encore ici à la fin du mois
(en attendant vous m’avez donné coup au coeur avec votre date… ai cru que j’avais dormi tout ce samedi et loupé choses fatigantes mais désirées)
bon samedi à vous donc
@brigitte celerier : je vous le souhaite (ça se pourrait…). Bon courage pour ‘ouverture, mais épargnez-vous…Merci à vous Brigitte (j’avais oublié de faire le lien vers paumée , mais c’est fait)
« on sait qu’on ne peut pas y croire mais on y croit quand même » – et le titre magnifique » Seuls les rebelles «
Je vous avais lu Piero, votre regard m’importe, et l’ai vu hier au Méliès à la séance de 18h30, nous étions quatre. Tellement aimé aussi ! comme j’aimerais pour sa réalisatrice qu’il ne sombre pas trop vite dans l’oubli et qu’elle découvre au moins un encouragement dans au moins un succès d’estime public. Une bande son à frissonner, des voix, un chant, des élans monologues incroyables pour les petits rôles, d’ailleurs il n’y a pas de petits rôles, leur moment pour chacune, elles sont belles généreuses, la réalisatrice force sans doute le trait mais on y croit et ça fait du bien, encore sous le coup d’une émotion qui m’emporte, je guette maintenant l’article que vous publierez, au travail 😉
@ana nb : en anglais le titre fait « only rebels win »je ne sais plus si je l’ai dit – peu importe : il est mieux en français – et le film est bien. Merci à toi ana
@Élise : peu de monde hein… mais tant pis le film est bien – il restera au moins dans nos mémoires. Merci à toi Élise