42 et 92 – Sur les pas du Matisse d’Issy
suivre un peu les effets du temps qui passe sur les choses – la camera automatique apporte quelques certitudes, par exemple le bleu des portes

on se trouve ici au 42 de la rue (ou l’avenue osef) du général De Gaulle (ancienne route de Clamart – j’ai quelque chose, pour ma part, avec le petit) à Issy-les-Moulineaux (ce doivent être de petits moulins, c’est mignon) l’ex-demeure d’un peintre, ici vue de dessus

vue satellitaire probablement (ectoplasme quelconque) car nous sommes sur les pas de l’Employée aux écritures (42 et 92 sont sur le même bord – celui de la peinture) – la rue bordant la maison sur sa droite porte le nom du peintre (un certain Georges-Marcel Burgun) – sa maison donc

de laquelle je pose ici une dizaine d’images retrospectives (en remarquant la boite aux lettres sur la gauche à même la porte d’un si joli bleue – la porte d’accès sans doute, l’autre étant assez désolée – sans doute non plus va-t-elle à la cave et ses deux soupirails)

elle se cache –

n’est-ce pas que c’est joli ? il m’a semblé

l’arbre de devant dont j’ignore l’essence est aussi une bonne échelle pour mesurer le temps qui s’écoule

un petit coup de peinture (les images datent plus ou moins d’un printemps sur l’autre) s’imposerait

c’est fait (on a été jusqu’à changer la porte) mais on remarque à la gauche une excavation pour la boite aux lettres

l’arbre a crû mais l’image est surexposée – la boite aux lettres cependant

est bien là, d’un même joli bleu

qui rime avec 42

ici en hiver…
Plus loin, sur le même trottoir donc le 92 (la sucette doit indiquer (plus qu’au 42) la renommée (probablement plus importante) du propriétaire d’alors – passons d’abord au satellite

on y voit bien une espèce de parc sans doute réduit aujourd’hui (de longue date, nous informe l’historienne qui en fut quelque peu voisine) (sur la droite de la maison (qui doit bien valoir quelques millions), une terrasse) et la sucette

(je ne vais pas aller chercher ce qu’elle raconte) ici les images roboïques et contemporaines (elles ne datent au mieux que d’une dizaine d’années pour les plus anciennes)

dans un ordre plus ou moins chronologique(mais il ne s’y passe rien)

on passe devant (en autobus, 394 – si l’on veut : je l’ai cherché mais il n’a pas voulu apparaître)

(c’est un beau coin de rue où passe un autobus) (l’alexandrin est là tout autant que le charme)

j’ai essayé de trouver quelqu’un mais non – on ne se laisse pas prendre facilement

ou peut-être

plus tard une voiture rouge

quelqu’un quand même sans parvenir à distinguer

difficile de savoir – on tente d’en faire le tour

par ici ou là

mais en vérité non c’est inutile inaccessible hors de portée caché ou dérobé

on n’en gardera que quelques fleurs

adieu Matisse…


j’aime le bleu qui rime avec 42 (je passe)
@brigitte celerier : (à bientôt sur paumée peut-être…) Merci à vous Brigitte