Pendant le weekend

Carnet de Voyage(s) #8

Il faut monter sur les hauts de la ville

pour s’en aller vers le nord.

En train.

Un tout petit train qui va dans la montagne, évidemment. La gare, Manin. Il monte et tourne

Quelques personnes, des enfants,

Les vacances, les moments de grâce, les moments blessants, on avait quelques années, la mer et le sable, les rochers, on laisse la ville, au loin

les montagnes, on pourrait presque sentir que la neige, parfois,

le soleil, le ciel,

parfois la fatigue et la torpeur

les arrêts, parfois,

et en bout de ligne, Casella, une petite ville, deux rues qui se croisent,

une église, des galets au sol

la chaleur, on s’arrête sous des ormes, des platanes

au ciel, les étoiles et leur doux froufrou

l’après midi, la chaleur, on redescend vers la gare, le train attend

la gare, le quai unique, les gens vont, viennent, on siffle

on redescend vers la mer, on parcourt les collines

même s’il fait doux, les montagnes au loin, les arbres

redescendre et marquer les arrêts


sentir les faubourgs, découvrir au loin la mer bleue toute la vie, toute la vie

artificielle, peut-être, le lointain des immeubles

les autoroutes en contrebas

le petit vent frais de Gênes qui vous revient

de retour à la gare, les mêmes de retour

quand le petit train s’arrête

et que d’autres voyageurs déjà se pressent

on descend, une journée, la mer, la montagne, juste là, et se souvenir alors que Paris n’a que son fleuve, sa vallée, mais aussi ses passages

galerie Mazzini, Gênes et ses griffons

 

Gênes, ville qui nous est nouvelle…

 

 

Photos : merci à mc

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1 Comment

    Ah ! Filer le train de ce genre dans la montagne, le vrai train où les fenêtres s’ouvrent, où la vitesse ne l’emporte pas sur l’ivresse de la sensation, où le temps est rythmé à une allure humaine (un cabri pourrait courir le long des rails), où les femmes montrent leurs épaules et non leurs agendas Moleskine, un panorama de soleil et de vie comme on en rêve ou on s’en souvient, l’époque des trajets vagabonds et parfumés (il ne manque ici que les fragrances pénétrant par les vitres baissées).