Pendant le weekend

19 août 902

 

l’atelier prend le temps de rattraper son retard mais on va vers la pause – le mois d’août est une merveille à Paris, on y voit un certain nombre de touristes qui, bizarrement, ne tire par une tronche de sept ou huit pieds de long – on retrouvera cette attitude dans les semaines  qui suivent, certes, mais pour le moment,  il fait doux

à cinq heures du matin il ne fait plus jour, le roux pointe, quelques feuilles tombent déjà, promenades au parc (j’ai comme l’impression de me transformer en quelque chose comme un ectoplasme attaché à ce territoire et ce n’est pas bon pour moi)

on pourrait faire une spéciale dédicace à Michelangelo Antonioni (décédé le même jour que Ingmar Bergman, voilà dix ans, dans ces mêmes jours – un 30 juillet) pour son Blow up magique (1966) (je ne l’ai pas revu depuis, et je ne suis pas trop adepte de ce genre de relecture) (dans l’ombre, là, le corps sans vie de quelqu’un ?)

on retravaille cependant la façade du conservatoire (du plus loin qu’il me revienne, jamais je ne l’ai vue, la façade de cet équipement-établissement-édifice-construction-école sans un filet qui retienne ce qui en tombe) (et donc bientôt ?)

au cinéma « Il se passe quelque chose » (Anne Alix, 2018) (« nouveau » cinéma français, à la limite entre le documentaire et la fiction, un peu comme « Party girl » (Marie Amachoukeli et Claire Burger et Samuel Theis, 2013) par exemple, ou « Tempête » (Samuel Collardey, 2015) où on se sert d’un genre pour engendrer l’autre et vice versa) (sans doute des longueurs – notamment les esprits qui viennent là sans autre raison qu’eux-mêmes – mais beau et attachant) (les deux héroïnes dans une relation forte et pleine) (premier long : ne pas manquer s’il se peut)

 

 

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1 Comment

    je prenais toujours mes vacances en septembre (même si pour trouver des artisans en août c’est pas la joie) avec joie puisque pour passer les consignes et remédier aux catastrophes appartements-retour-de-vacances j’avais une dizaine de jours de métro avec gueules de parisiens retrouvant le boulot à supporter

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