Pendant le weekend

Paris Rome (Hôtel Modiano, six)

 

 

 

Reçu en cadeau pour les fêtes de fin d’année, le livre se lit vite et simplement comme toujours (c’est aussi pour ça qu’on l’aime) – cette série ne devait son existence qu’à un autre cadeau (d’anniversaire celui-là) et à la présence dans ces officines (les hôtels) de ma chère amie TNPPI (par exemple le prêt de sa chambre 35 lors de l’examen (raté) d’entrée à la rue Rollin comme on disait alors (c’est devenu l’institut Louis Lumière sinon l’école des hautes études en cinéma – en fin je ne sais plus ces choses-là datent de près de cinquante ans – mon amitié avec elle, de bien plus mais passons) ( les hôtels tiennent une place à part dans les achats du monopoly de l’enfance aussi – passons).

Je ne m’y tiens donc à nouveau pas : le « ROMANS » minablement édité (mais avec quelques photos – imprimées sur des feuilles non paginées…) qui en regroupait un certains nombre (dix il me semble – je n’ai pas de souvenir exact, cela avait lieu il y a trois ans; lecture à l’été 2016 donc) ne se suffira pas à lui-même, on abondera un peu – je pense qu’il y a eu une première incartade lors de la lecture de « Voyages de noces – 3bis de cette série) – il n’y a sans doute que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais il peut arriver que ceux-ci en changent aussi – enfin cette aune-là… passons à nouveau: numérotons (pourquoi faire ?) le billet 6.

Le titre « Encre Sympathique » se lit en faisant à la lumière d’une bougie ressortir les indications qui sinon resteraient invisibles (on écrivait avec du jus de citron, je me souviens). Quelque chose des années passées,loin, les années soixante pour tout dire. Voilà qui tombe assez bien, cependant je suis fatigué, je cherche mais je fatigue, je n’écris pas et je fatigue – les images sont pléthore, le travail qui attend, lourd, le climat au dehors malsain – aujourd’hui est un acte (66 peut-être bien, un peu du chiffre de la bête) suivant de Gil & John (le journal s’enlise, le journaliste baisse les bras) – j’avance quand même mais la cadence est faible.

De Paris à Annecy, la côte d’Azur (passait-on par Vintimille ou par les Alpes et Turin ? l’héroïne ne s’en souvient pas…), on trouve et croise cinq ou six hôtels; Le premier est mentionné dans la liste de l’agenda retrouvé derrière un tiroir : Hôtel Bradford. Il en est un vers les Champs Elysées (155 e) – de nos jours : sont-ce ceux d’alors ? Le truc s’est effacé et l’employé aux écritures (et aux illustrations) continue son affaire (surtriplement de la personnalité du rédacteur : journaliste, illustrateur, moi-même et d’autres encore) : coin Artois Saint-Pḧilippe du Roule (image 2009)

on appelle ça « les beaux quartiers » c’est le 8 – il fait en tout cas beau.
Dehors aujourd’hui souffle le vent.
Une autre adresse (nouvelle incartade à la loi d’airain de cette série : ne parler que des hôtels) apparaît , le 194 avenue Victor Hugo (beaux quartiers toujours, rive droite : déjà évoqué donc); plus tard, la narration conduit à Annecy : l’héroïne travaillait dans cet établissement

sur les bords du lac (172 e) non loin de la route d’Aubigny enfin tout le kit qu’on avait déjà croisé dans Pedigree je crois bien. J’ai adoré (cependant) trouver cette image de cette route

avec son autobus, et celle-ci

car il s’agit du lieu de rencontre des deux personnages (on découvre un peu l’affaire, sans trop de chronologie, petit à petit, comme lorsqu’on passait le papier non loin de la flamme).

Lui, un jour s’est caché dans le hall d’un hôtel de la rue Someillers (l’établissement n’est pas nommé – mais il n’y en a qu’un (crois-je) dans cette rue – c’est à Annecy) (crois-je car il y a aussi celui-ci – du Nord (drôle d’atmosphère, peut-être, mais je crains sans vraiment de hall) (68e)

ce serait plutôt celui-là (qui me paraît cependant bien moderne – tant pis) (99e) (pour pas dire 100) (avec un intitulé pareil…)

Déplaisant, peut-être ? Probablement.
Les deux personnages sont nommés, et puis la fin du roman se place de son point de vue à elle (on ne sait plus exactement son prénom, Noëlle sans doute, mais elle en change : c’est tout de même elle) : c’est à Rome, via della Scrofa, une boutique qui vend des photographies. Un homme entre (le héros) (le narrateur (probablement, on est fondé de le croire) des premiers chapitres – non numérotés) : il vit pour quelques jours ici (elle le raccompagne un soir) (166e)

Puis, elle s’en va. Se promène (ou est-ce avant ?) sur la via Veneto (artère abritant l’ambassade de la (wtf ?) plus grande démocratie (!) du monde) à quatre pas de là

l’Excelsior (289e) elle n’y entre pas – en face se trouve le café de Paris (fermé) une boutique anglaise (Luciano Padovan : on fera un épisode bis de ce carnet Modiano plus tard) – continue sa marche.
Ce qui m’inspirerait plutôt, cela se déroulera le lendemain (je crois bien) (j’ai comme une espèce de brouillard qui entoure mes souvenirs), c’est que la via della Scrofa se trouve dans le prolongement de la Ripetta (celle où vivait l’une de mes tantes qui me nommait pierre le grand – sans doute perçoit-on par là ses tendances politiques ?) et qu’on emprunte cette rue pour se retrouver assis, côté à côte, au café Rosati (sur la place du Peuple, cependant)

Si le temps (infatigable) pouvait se remonter un peu, ces deux personnages auraient pu la croiser – moi-même et mon amie y furent (s’arrêter au café Rosati et y consommer quelque chose, non : je ne suis pas tsar, comme on sait) : pourquoi ne pas les y avoir vus assis là ?

Je crois que c’est à peu près tout : parfois quelques scrupules me prennent, car illustrer n’est-ce pas dévoiler, enfermer l’imagination dans des images contraintes (il y fait beau, c’est vrai – le souvenir de la pluie à Rome ? le froid d’un Noël ? la piazza Navona et le lait aux amandes, chaud ?) ? Un peu, me dis-je, mais alors pourquoi aurais-je la sensation de reconnaître, par exemple, le pin de la place Pitagora (où vit l’héroïne et qu’elle peut voir de ses fenêtres) ?

Ah comme j’aime cette ville « éternelle »…

 

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1 Comment

    Photos « sympathiques » (mais Google abuse vraiment du grand-angle)… 🙂