Pendant le weekend

(1734) RJL 1 TEC Cinéma

 

 

fatigue – n’importe – RJL et la mise en ligne des divers index, comme un travail

Raoul Jospeh (ou Jet) Levy est un producteur de films de cinéma; il débute sa carrière grâce à un oncle installé au Mexique, après guerre. Il revient en France, ayant des relations assez proches avec Harry Cohn, le tycoon/magnat/nabab/requin de la maison Columbia (qu’il a fondée avec son frère, puis qu’il a évincé)  (lequel Cohn meurt (crise cardiaque) en 1958 ce qui privera RJL d’un appui putatif – au long de la narration on a droit à de nombreux propos concernant cette firme étazunienne dans le genre « ces fumiers de la Columbia » ou pire/mieux etc…). On peut penser que, durant ces années 50 et 60  et durant toute sa vie de producteur, l’image de ce collègue de production sera celle après laquelle Raoul courra (mettons qu’elle le hante).

L’index général (des noms cités – une onomastique particulière) a été l’objet d’une publication dans le salon-salle à manger de la maison[s]témoin. Le terme « publication » a une espèce de goût assez douteux (n’importe, comme un travail) (je veux dire que cette publication ne s’autorise que d’elle-même).

La narration s’appuie essentiellement sur deux productions de RJL :

– « Et Dieu créa… la femme » (R. Vadim,1956) (en France, petit écho ; aux États-Unis, du fait de l’appui de Harry Cohn pour la distribution, retentissant succès – et par retour sur le vieux continent, petit succés)

– et « Marco Polo » (Denys de la Patellière, 1965) (début de la production 1962 avec à la réalisation Christian-Jaque, et dans le rôle de Marco Polo Alain Delon – on a jeté l’éponge assez vite) (la production a souffert grandement de la mégalomanie de RJL).

À partir de ce moment, RJL se tourne vers la réalisation (tout en restant producteur – avec « Je vous salue mafia » (1965) et « L’espion » (1966) qui peuplent l’histoire du cinéma mais sans doute pas à cause de leur originalité ni de leur mise en scène (cinéma « à la française », en pleine nouvelle vague…)) et sa vie se termine en cette fin d’année : il meurt ruiné (il se tue, que ce soit par sa volonté ou accident), ses biens (toiles de maître, maison d’Orsay, mobilier etc.) et ses films sont vendus (aux enchères pour ces derniers, le 28 juillet 1966). Son fils (Daniel) hérite de sa garde robe (il la dissémine pour se faire un peu d’argent – il correspond, en cela, à l’un des héros de Patrick Modiano, ce qui le rapproche de nos préoccupations particulières – on verra, dans la publication des prochains index, notamment dans la toponymie, la liste profuse des hôtels fréquentés par RJL (parfois par Daniel) ce qui indiquerait au besoin une certaine topique, un tropisme ou un signe particulier, aussi bien).

 

Liste des films cités  (en gras, ceux produits par RJL)

Les films

(f) : vente suite à faillite des films produits 28-07-66

À bout de souffle (JLG) 179
Babette s’en va en guerre 30, 83, 219(hors f)
Bonnie and Clyde (A. Penn) 205
Cagliostro (prod E. Small) 49
Cette sacrée gamine 22
Des filles pour l’armée (R. Vadim projet) 75
Deux ou trois choses que je sais d’elle (JLG) 197
En cas de malheur (C. Autant Lara) 77, 82, 85, 93, 219(f)
En effeuillant la marguerite 22
Et Dieu créa… la femme (ex 3 coqs au village)* 12, 22*, 24, 25, 36, 63-4,82, 84, 98, 119, 183, 208, 219 (f), 224
Fanfan la Tulipe (Christian-Jaque) 118
Fantomas (projet Clouzot) 127
films pornos (générique) 132
Hiroshima mon amour 98
Identité judiciaire 12-13, 51
Jamais le dimanche 102
James Bond contre Docteur No 132
Je vous salue Mafia 181-3
Journal d’un curé de campagne (R. Bresson) 52
Jules et Jim (F. Truffaut) 100, 180
La belle américaine (Y . Robert) 132
Lawrence d’Arabie 163
La bride sur le cou (Vadim BB) 117
La Chute de Robespierre (projet) 130
La dolce vita (F. Fellini) 102
La Grande vadrouille (affiche 31-12-66) 213
La Jalousie (projet RJL) 200
La Ronde (M. Ophüls) 52
La Sorcière (André Michel, 1955) 59
La Source (I. Bergman, Oscar) 117
La vérité (HG. Clouzot) 87, 95, 101, 105, 116, 220(hors f)
L’assassinat de Trotski (projet RJL) 205
Le chevalier de Maison Rouge (feuilleton télé) 121
Le Corbeau, le Salaire de la peur, Les Diaboliques 94
Le Corniaud (box-office) 184
Le docteur Jivago (affiche 31-12-66) 213
L’Espion qui venait du froid 188
Le gendarme de Saint-Tropez 184
Le jour le plus long (droits RJL) 102-3, 143
Le pont de la rivière Kwaï 86
Le pont de la rivière Kwaï, Lawrenced’Arabie 96
Le règne éphémère de Pépin IV (projet) 75
Le repos du guerrier (Vadim) 125
Le tour du monde en 80 jours 71, 96
Le troisième homme (C. Reed) 51
Les amants (L. Malle) 96
Les bijoutiers du clair de lune 81, 219(f)
Les 55 jours de Pékin 162
Les Grandes illusions (L’Espion) (projet RJL) 187, 198, 207
Les Misfits 189
Les Orgueilleux (Y. Allégret) 55
Les régates de San-Francisco 93, 220(hors f)
Les salauds vont en enfer 60
Marco Polo (L’échiquier de Dieu) (La fabuleuse aventure de Marco Polo)  12, 14, 52, 80, 83, 103, 115-7 , 121-6 , 129-30, 132-142, 160-5, 171-5, 181-3, 219(f), 223
Marianne de ma jeunesse 59
Michel Strogoff 25, 82
Moderato cantabile 97-8, 100-2, 219(f)
My Fair Lady (box-office) 184
Notre-Dame-de-Thermidore (projet) 130
Nous irons à Paris, nous irons à Monte-Carlo 23, 56
Pardonnez nos offenses 60
Paris brûle-t-il ? (affiche 31-12-66) 213
Paris by night (Vadim,projet) 63
Premier amour (adapt. Tourgueniev) 75
Psychose, À bout de souffle 102 (n)
Reflets dans un œil d’or 189
Sait-on jamais (Vadim projet) 63, 68, 82, 219(f)
Scarface 205
Sur les quais, Soudain l’été dernier, 96
Un taxi pour Tobrouk 158
Témoin à charge (B. Wilder) 75
Tonnerre de Brest (projet RJL) 200
Tom Jones 132
Un condamné à mort s’est échappé 206
Un jour avec le diable 36
Viva Maria ! 184
Zorba le Grec (box-office) 184

 

Dans un deuxième temps, on se propose de compléter un peu cette liste avec les années de première exploitation des films ainsi que les noms des réalisateurs ce qui permet, entre autres, au rédacteur de se souvenir de ces films (s’il les a vus) afin (entre autres aussi bien) de compléter sa connaissance de ce lieu particulier du cinéma et d’abonder ses idées en vue des commentaires posés chez Lulu deuch’nord dans sa magnifique série de poèmes express.

Share

2 Comments

    j’admire votre patience

  • J’ai toujours dans un placard le 45 tours du charmant film « Sait-on jamais » (vu dans ta liste – en anglais : « No Sun in Venice ») car la musique était du merveilleux Modern Jazz Quartet, avec trois titres dont « One Never Knows », 9:11… 🙂

Laisser un commentaire