Pendant le weekend

1792 Samedi 8 Mai 2021

 

 

 

 

un billet rural – on s’est transporté, on à croisé deux types en bentley (le premier, un gros homme assez court sur pattes et négligé de soixante ans portait un de ces sur-trucs en édredon plus ou moins polaire comme on fait maintenant, gris sale (sur une veste de ton indéterminé, pantalon marron, des baskets semelles blanchies) – le second était accompagné d’une femme blonde dans les 50, il portait un genre de caban plus des jeans et des baskets de marque (comme elle d’ailleurs, dans les noirs avec quelques strass pour faire joli) (le premier avait une décapotable, les deux autres, un coupé) (le même noir de couleur) (abominables) (250 k à peu près la pièce) : ils se sont croisés sur le parking des pissotières et se sont salué, ont parlé entre gens du même monde, ils se sont séparés – les uns allant vers l’urinoir, l’autre en revenant) (c’est sans image, mais ça va vers Bénerville et sa côte fleurie) (je lis la bio de g. Seb. Bottin g. c’est pour ça) (c’est écrit par un des jurés de l’académie, ampoulé de connivence, poisseux et sous-entendant) (en clair ça pue) (mais passons) image d’ici ?

il n’y a que quelques mois ça ressemblait à ça

quelque chose comme l’appât du gain, l’avidité à se faire subventionner par une politique agricole dite « commune », quelque chose de cet ordre contraint les malheureux exploitants agricoles (à la tête de trois cents ou quatre cents hectares…) à abattre les arbres et les haies

ils y sont forcés et n’y peuvent rien – c’est ainsi, les pandémies se succèdent, les arbres tombent, les haies sont annihilées – pour le bien des plantations de colza et des substituts au pétrole, éthanols et consorts – et des comptes en banque – pour qu’ainsi on puisse rouler tranquillement sur des autoroutes – le monde est joli – aujourd’hui il pleut un peu, hier encore j’étais en ville

emportant ce breuvage à un euro – j’ai vaguement le sentiment que le soleil revient – dans le métro, j’ai croisé ceci

la nature, quelle nature ? chassez là, elle revient au galop… Non, mais sinon vaxs, maxs, barrière : l’épidémie recule ici, se renforce là-bas – le monde tourne – la fréquence des billets aura sans doute tendance à s’amoindrir – j’espère aller faire un tour à la mer – tondre la pelouse, refaire le sol du garage, couper du bois – tout pour ne pas écrire…

Pour finir, cette image de Larissa, et de sa gare – si on pouvait se tourner et regarder vers l’ouest (120 degrès, à droite) on verrait l’Olympe…

Bonne fête, surtout.

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4 Comments

    surprise de voir paraître ici (j’imaginais je ne sais pourquoi que la campagne vous occuperait trop pour nous en faire profiter) ces images rurales et plaisir, malgré ce qu’en font les directives

  • @brigitte celerier : vous aviez vu juste, seulement les coupes des arbres et des haies, cette honte (un peu comme chez Danièle Godard-Livet, voyez)

  • Joli, ce petit train grec… toi qui aimes tant les dénombrements, les cascades de chiffres et d’occurrences, il serait amusant d’établir – avec les aiguillages ad hoc – une liste chronologique et sociologique de toutes les gares SNCF et des lignes dites « secondaires » qui ont été sacrifiées depuis des années (Monsieur Guillaume Pepy, l’apôtre du TGV à tout-va, se porte bien ?) au nom d’une politique « libérale » sans (presque) limitation de vitesse…

    Sinon, je lis Florence Aubenas (ça fera un jour une série, une fois peut-être le « faux coupable » démasqué). 🙂

  • @Dominique Hasselmann : pour l’inconnu de la poste, un billet dans la maison[s]témoin mercredi prochain (soit le douze) (de mai)

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