Pendant le weekend

Roméo (Oublier Paris #103)

 

 

c’est que l’intrigue se déroule, pour une part, sur le faubourg – intrigue est un bien grand mot – et sur cet axe bastille-nation on trouvait des magasins de meubles fréquemment, au début de ce faubourg donc se trouvait ce magasin-là

qui avait un goût prononcé pour le rastaquouère, le kitsch – image de juin 8 – il y  avait une architecture d’intérieur prononcée –

le médaillon CD qui orne la façade avait quelque chose de Christian Dior – dans les années 70, il y avait cette superbe – juin 9  –

(le salon rouge va d’une  vitrine à l’autre, le vert ne fait que passer – etc – septembre 10 – la voiture passe tous les ans semble-t-il – à la vérité on n’allait pas alors jouer au billard à la Bastille mais plus au coin de Montreuil/Titon – j’aimais assez ce quartier (ici ce sera juin 12 – on notera l’apparition des bornes auto-lib de la fille à machin qu’il fallait sans doute occuper – faillite mais quelle importance ?))

le CD veut dire Claude Dalle donc – et puis et puis

voilà qu’en mai 14 (plus de Roméo à l’enseigne, mais de macarons CD encore) puis juillet de la même année

les choses changent (le type en rouge, là, c’est moi – j’aime assez à me croiser de temps à autre sur les images roboratives : on n’a pas jugé bon de me floutter) – le ING bleu sur fond noir indique la prochaine destination du magasin qui a changé (probablement) de main

voilà qu’en juin quinze, les choses sont prises en main – les travaux du faubourg, c’est un feuilleton interminable, toujours (ça c’est Paris, probablement) ça chasse le pauvre en renchérissant les prix, ça éjecte pour remplacer par plus jeune riche propre – ici avril 16

ça va arriver

voilà donc août 17 (tout le nécessaire du coureur à pied – le travail en open-space managé par des chef/fes pervers polymorphes donne des suées, des stress, des difficultés à évacuer au plus simple, au plus vite (on découvre très souvent dans Paris (par exemple, rue Saint Honoré, mais oui ma chère) des salles de sport où le pékin de cette eau s’exhibe – on espère qu’il récoltera des points-bonus sur son statut social, imprimé sur la puce de son paxanitaire électronique (mais n’anticipons pas))ici nous serons encore en 2018

au mois de mai, ici en juin 19 où les travaux sont de voirie (la borne auto-lib résiste)

puis nous voici en 2020, en juillet

les travaux ont repris dans l’immeuble voisin (les uns après les autres, il y aura des vieux à foutre dehors, des loyers à réévaluer, des pièces à vivre en forme de loft etc.) – on ne résiste pas au zoom avant afin de clore cet épisode de la vie parisienne où on disposera du pékin (mâle) en kit normalisé (on ne les voit pas, mais gageons que les tatouages sont exceptionnels, au minimum équivalent à la posture et au système pileux)

Clôt l’épisode ? Non pas, car enfin le Claude Dalle et son Roméo alors ? Le souvenir de son annexe en rue de Rueilly m’est revenu – on y cousait des rideaux, il me semble alors – j’y suis allé voir et ainsi, en 2008 – le frontispice en forme de temple rappelle le style Roméo

(droite cadre : rouge foncé un magasin de placage de bois qui va disparaître pour laisser croître et embellir un hôtel) en août 14

les ors et parures tels qu’en eux-mêmes – puis de nos jours (mars 2020, architecture post-moderne immonde de cette rue…)

avec mon meilleur souvenir

 

 

 

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3 Comments

    bluffée, toujours

  • […] sur ce magasin est en route et prendra place dans une des séries du site pendant le week-end (c’est fait ici) – on mettra le lien alors (on ne voit pas bien sur la précédente : une image de la nouvelle […]

  • En rouge… tu avais le crâne rasé à l’époque ?

    Intéressant, cette évolution (Google street views ferait de la sociologie sans le savoir ?).

    Mais Madame Hidalgo est maîtresse chez elle (comme l’a rappelé ce matin Darmanin sur France Inter). En attendant d’être présidente de la République : c’est sans doute ce que lui fait croire son adjoint aux « mobilités douces », le dénommé Béliard qui a transformé la capitale en foire d’empoigne sur le plan de la circulation, entre autres. 🙂