Pendant le weekend

2682 Dimanche 5 Avril 2026

 

 

(contre-ordre : on n’est pas partis – on en a profité pour aller voir un peu ce qui se tramait dans le neuf-trois – ça a dû commencer par une panne sur la ligne de métro (entre place clichy-la fourche et le terminus Saint-Denis entre 13h30 et 17h : trop beau pour être vrai – merci qui ? merci la fucking régie) certain.es prirent le bus d’autres le train – on se retrouvera – ici la rue de la République en son sinistre endroit

(on se souvient des deux ou trois mille projectiles tirés contre les auteurs (ou pas) des attentats du 13 novembre quinze alors que eux et elle disposaient peut-être de deux ou trois armes et en tirèrent 8 ou 9 : c’est ainsi que notre police entend la proportionnalité) (une quinzaine d’années auparavant les deux tours de Manhattan : c’est ainsi que se conçoit une certaine histoire de cette humanité) il ne reste que le bâtiment sur la rue

(il doit y avoir un billet là-dessus quelque part) (pas le temps : je pars) (le voici il est là) on arrive sur la place

des milliers disent les journalistes – des dizaines de milliers contre le racisme – pour soutenir l’édile de la ville (2B) des rois morts et du peuple vivant

la (wtf) police ou la (fo) préfecture a préféré ne pas compter

discours chansons applaudissements (huées profuses pour une aurore ou un petit cintré du faubourg saint-ho) – et puis on s’en va (on croise les amis de la mouzaïa) sans perdre l’habitude documentaire (ici on se souvient du pays)

là on s’adapte (deuxième troisième génération – vive la France)

après il y a aussi cette rue (spéciale – toute petite (si j’osais je dirais toute maigre) pas nécessairement dédiée au cochon mais quand même)

une belle ville – un beau train – un beau voyage (j’ai pensé aux Aventuriers du Roissy-Express – j’ai pensé à François Maspero, à son père et à Maurice Halbwachs et à Jorge Semprun) (un jour il faudra que je travaille les étiquettes de ce blog)  – de retour en Babylone

je pars (cette fois-ci sera sans doute la bonne) (back in Babylone ce soir pourtant- si dieu veut (ou inch allah) comme disait ma grand-mère (je l’aime toujours)

passer chez paumée (on a acheté quelques cloches en chocolat qu’on apportera en région province ou Champagne)

 

 

en face Haut les cœurs ! (Solveig Anspach, 1999) (on les a tous vus, les films qu’elle réalisât (pas les documentaires cependant), et on l’aime toujours cette islando-étazunienne) (quelque chose de Chantal Akerman mais pas seulement parce qu’elles furent arrachées à notre affection trop vite ou trop tôt ou quoi encore…) (deux des égéries ou des égides d’ici) ça se déroule sans doute à Montreuil (sans que ce soit dit) une trop belle histoire – âpre ardue cruelle sensible – d’amour – évidemment – Karin Viard (qu’on ne supporte plus guère cependant) d’un courage magnifique (un césar pour la peine – clcdld) – formidable mise au monde de la petite Juliette

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2 Comments

    j’étais en esprit (pouvais pas plus à Saint Denis – ah ces politiques et journalistes qui inventent ce qu’ils voudraient entendre)
    je ne connais pas Solveig Anspach, encore un manque !
    et bonnes cloches en chocolat

  • @brigitte celerier : (elle vient de la fémis, Solveig A. : à l’occasion Queen of Montreuil magnifiquement) (mais celui-là est vraiment bien…) Merci à vous Brigitte

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