Pendant le weekend

2732 Lundi Un Juin 2026

 

 

 

elles tournaient – on aurait pu y voir manège mais non, aucunement prémédité, aucun parcours répété, libres comme l’air aurait-on dit

on ne les distingue qu’à peine – marcher donc au sol

je crois qu’elles pépient – on entend leur vol quand à proximité elles glissent

elles frôlent l’eau du canal, boivent peut-être ou se rafraîchissent

on n’en reconnaît aucune mais elles sont toutes joyeuses, il nous semble mais qu’en dire, que voyons-nous d’elles qu’en savons nous ?

rien pratiquement – l’une d’elle suffit quoi qu’on puisse en dire pour nous annoncer la venue des beaux jours (ces deux derniers mots tellement dévoyés et salis) – c’est avec une certaine terreur qu’à mon oreille j’entends se bousculer les acouphènes (l’alcool aidant ils se surmultiplient ce qui à l’abstinence donne une bonne raison, s’il en fallait) – je me souviens de mélico où la tentation avait été grande (la mise en pratique ardue et abandonnée) de se pourvoir en quête du pilon (pour les livres) (il y avait cette scène dans  Goldfinger (Guy Hamilton, 1964) où une voiture est transformée en un petit cube de soixante centimètres de côté (illusion peut-être : dans le coffre se trouvait le cadavre d’un méchant – ou d’un gentil – un homme du MI6 ou de quelque barbouze comme on disait) on en fait autant des livres

ici l’étape intermédiaire

j’y pris un jour Une histoire de la lecture (Alberto Manguel traduit par Christine LeBœuf, actes sud 1998) sauvé peut-être (en tout cas jamais terminé, il n’y subsiste pas de signet…) – cet anthropomorphisme dont j’habille (ou dont s’habillent) les objets a quelque chose de pesant – il faudrait se mettre directement au travail (les cinq cents images d’Espagne ont été augmentées de deux cents autres copyright MC© (je n’en prendrais sans doute que peu, j’en garderais encore moins – lire et classer, puis rogner et présenter – il faudrait s’y mettre immédiatement (voilà deux semaines qu’on est rentrés, puis le voyage normand puis les événements climatiques vaguement extraordinaires : tout ce qui empêche) (des lions – deux ou trois) – un poulet pour le repas du soir (guacamole et caviar d’aubergine – salade tomates oignon rouge (erreur) mozza ciboulette – macaronis – glace au citron-mangue restées de la veille avec les amis du 53) – et à la table pour fin de parcours Norma Roman

passer chez paumée

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4 Comments

    tout ce qu’on devrait faire… hé oui je connais

    pour elles je suppose qu’elles cherchent nourriture, non ? l’essentiel toujours

  • (juste pour dire que j’avais cru voir des hirondelles au-dessus de chez moi et qu’une nouvelle application sur mon téléphone (merlin bird, très chouette appli, vraiment) m’a corrigé, c’était des martinets, et m’a informé que dans l’espace sonore papotaient des choucas des tours et des rouges-queues à têtes noires, ce dont je n’avais aucune idée) (ce qu’on sait c’est qu’on ne sait rien, dixit le grand philosophe Jean Gabin)))

  • @brigitte celerier :nourritures et boissons sans doute oui… Merci à vous Brigitte

  • @cjeanney : je crois que le grand philosophe disait (plus qu’il ne chantait, je reconnais) « je sais qu’on ne sait jamais » qui est une réplique à une chanson d’Aznavour (ce ne sont pas les mêmes formats mais ils ont, tous les deux, le même parcours de la chanson au cinéma) Merci à toi Kik

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