Pendant le weekend

2794 Dimanche

 

 

obituaire cool Raoul

la relecture de Norma – rien ne sert à rien en effet – Les vagues en quelques pages (le livre porte la dédicace du 12 août 2025) – aussi bien on n’a vu niparlé à personne  (à qui s’adresse-t-on dans une journée pareille ? la boulangère, le caissier du natu de l’atelier, l’ouvreuse du ciné et les remontrances aux jeunes gens qui mangent dans le cinéma – on passerait facilement pour vieux  et peut-être est-ce ce qu’on devient malgré soi puisque on est toujours le vieux d’un autre (qu’est-ce que c’est que cette affirmation ? probablement du boudin) (août je ne l’aime pas non plus…) (tentant auprès du vendeur de me procurer le « couché on fait plus court » de l’amie NH, il me réclamerait le même prix pour la livraison (je dis niet) (je vais à l’atelier le commander) – rester sans nouvelle, sans doute fait quelque peine – je lisais quelque part « la famille est une force » et c’est sans doute vrai – sans importance peut-être, mais l’amitié en est une autre (famille ou force ? ) les un.es manquent d’autres moins – des appels dans le vide du ménage de la cuisine – ici la préparation des chips d’aubergines (égyptiennes, japonaises ou chinoises : pas de nouvelle)

dix minutes à 220 – une espèce de délice – retrouver l’almanach des trente ans de libération (le journal, quotidien, titre qui (re)paraissait en 1973 – dans le souvenir une interruption avant de rependre avec l’élection de tonton – tout à changé), ici l’image du père de Carlo Giuliani, la sienne aussi – tué (il n’avait pas vingt-et-un ans) de sang froid d’une balle dans la tête par un policier jamais inquiété (il n’a fait que son devoir et berlu au pouvoir…) : c’était à Gênes en juillet 2001, un peu avant l’attentat des tours jumelles : on entre dans le siècle et le fascisme n’en n’a pas un – le revoilà

ici aujourd’hui depuis bientôt dix ans, dans ses habits de jésuite hypocrite et sournois – finalement il vaudrait mieux aller en Espagne – mais « fuir, là-bas fuir »? – avançons quand même

 

au saint andré des arts (salle 2 rez-d-chaussée, 25 spectateurices (pfff)) Disclosure Day (La révélation) (Steven Spielberg, 2026) (budget – dixit wiki – : 115 millions de dollars – ma place : sept euros…) (ce que je disais des vieux s’applique tellement ici qu’on y ajouterait (je l’ai enlevé plus haut, il y était) facilement ce substantif de trois lettres « qui forment le mot sot » (des camions de pompiers, des voitures qui clignotent et se poursuivent, des animaux sauvages qui comprennent mieux les humains qu’eux-mêmes, la maman d’ET – enfin tout le kit – une catastrophe, un tel gâchis…)
bah…

dessus le pont au Change (sono infernale du paris plage à dégobiller dessous) (ah quel terrible onze heures du soir…)

bon dimanche quand même
billet regard caméra en maison[s]témoin

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2 Comments

    le ventre est fécond

    lu le regard caméra (avec de faux remords, devrais être honteuse… mais ma foi on photographe bien les yeux implorants d’un chien ou la tendresse hypocrite d’un chat, pourquoi pas les réactions de nos semblables, double vol je sais… bon je dis pardon j’efface et je le fais )

  • @brigitte celerier : ce ne sont qu’apparitions éclair – nous-mêmes les oublions assez vite… Restez sans honte, allons.. Merci àvous