2367 Samedi 21 Mars 2026
l’avenir passera par la banlieue je suppose – je me demande – j’ai marché de Front Populaire à la porte de la Chapelle – immense immeuble du conseil général augmenté des studios de la plaine saint Denis multiplié par les huit voies surplombées de l’autoroute du nord – le soleil était splendide mais ma casquette perdue (sans doute en salle de séminaire – compte-rendu de la réception de Yves Pagès (présent) et François Bon (ses premiers livres) sur le gaz, viendra bientôt – ni politique ni militance… bah – c’est fait)

(sans doute des gestionnaires ou technocrates ou édiles sans scrupules (on sait bien faire ça maintenant – mais depuis toujours en se nommant autrement) détruiront-ils ces faïences) (cependant ici même à Saint-Denis Bally Bagayoko a été élu, quelle que soit sa couleur de peau : ici un grand salut à lui) (j’entends que le minuscule jésuite du faubourg saint-ho téléphone à son éminence bretonne et pourrie mais tellement riche : il nie, elle ne dit mot – ces mots comme des bruits de canalisations d’eaux usées je suppose) il n’y aura que des fleurs cytise lilas ciboulette

printemps

couleurs (le prunus va éclore et demain on part)

c’est comme ça la vie avance – toujours (au marché du fromage et des samoussas légumes – les étals fournis pour la fin du ramadan et l’aïd – en Iran on fête sous les bombes Norouz – si la vie avance, la mort elle aussi) – manqué Pinar Selek mais je me procurerais son livre La maison du Bosphore dès que possible (j’aurais mieux fait sans doute de m’y rendre (rue Jacob) plutôt qu’au ciné mais on ne sait pas toujours tout à fait ce qu’on fait)
passer chez paumée (3h20 avec dujardin, c’est trop m’en demander – il me semble me souvenir que le luchaire en question (il n’avait que vingt ans de plus qu’elle…) avait engrossé une certaine Simone Kaminker dans ces temps anciens jadis tout ça)
au ciné donc (salle 2 en présence du monteur – ou plutôt non, ensuite causerie mais on s’est éclipsés) Le mystérieux regard du flamand rose (Diego Cèspedes, 2025) (primé un certain regard à Cannes l’année dernière) désert minier du Chili en 1982, le sida, un cabaret de transexuel.les, les genres y sont comme on dit fluides (à l’époque, on disait travestis), une jeune fille de peut-être douze ans recueillie par Flamenco (le fameux flamand rose du titre) – récit initiatique magnifiant l’amitié et une certaine famille disons – une histoire d’amour sans doute vue des yeux de la petite Lidia – la toute fin est majestueuse – un peu trop de turpitudes quand même – un premier film (peut-être en super 16 – je me renseigne) (si on aime les dossiers de presse, un entretien avec le réalisateur – dans ces documents que je ne peux guère m’empêcher de fermer, la prose va dans une espèce de storytelling – qu’on peut traduire par prendre les gens pour des abrutis – tandis qu’eux veulent bien se laisser faire )
dans le bas de l’image, Vénus (pour Flamenco)



beaucoup aimé le flamant rose… ou presque beaucoup, ce qui est mieux
pour le séminaire, pressée et crâne en forme de petit pois… je le garde pour la fin d’après-midi