2717 Dimanche 17 Mai 2026
la pluie a accompagné le voyage (j’avais, dans le métro, trouvé un pigagnol que je n’ai pas emporté) (ni non plus porté aux objets trouvés – gardé car j’en ai perdu un autre magnifique de je ne sais plus quelle enseigne – ce qui n’est pas très fair-play je reconnais – non plus qu’urbain) (en revanche le dernier jour, je suis allé, c’était à Hendaye je crois, voir la barmaid pour rectifier une erreur de caisse de six euros – en l’occurrence un homme honnête) elle est toujours là (la pluie) – hier au travail (on peste contre les enfants qui ne répondent pas immédiatement ou que peu – contre les amis qui de Genève (apap) vous répondent un peu tardivement, contre les mails sans réponse oubliés sans reconnaissance – on peste contre les mots qui ne veulent pas se plier à ce qu’on veut leur faire dire – on peste puis on passe en cuisine (saumon épinards riz salade verte fromage(s)) à nouveau le dos à nouveau les doigts de pieds à nouveau les maux de crâne (les ouvriers ne parlent pas un mot de français ils sont là et bossent) – les grands de ce monde (ici l’un d’eux agenouillé)

(il me semble qu’Aldo Moro enseignait à la Sapienza – je ne l’oublie pas, il est là et arrive à maturité- Norma d’abord) – que dire ? rien, simplement montrer

(faut pas s’emmerder non plus – je veux dire des pompes à deux mille – la paire certes – après tout il s’agit là simplement d’une des plus grandes fortunes du monde – ici bas – voilà tout – probablement sur mesure) (les images mentent aussi) (la décrépitude : il paraît que la pourriture plus ou moins bretonne veut s’offrir le réseau des salles de l’union générale du cinéma – le monde est tel qu’il est), pleut-il sur Cannes (le béret du scientologue, blanc un jour la main sur le sœur et la larme à l’œil, noir le lendemain – calvitie précoce ? coquetterie ? due à un traitement oncologique ? qui peut (ou veut) savoir ?) – osefpm – hier on était de sortie, il ne plut point (ou par intermittence) ciné puis marche, ceci pour Kik

marcher donc un moment (je me souviens du type (assez antipathique, servile onctueux prétentieux) qui disait à un de ses piliers « oui j’ai vendu mais on m’assuré qu’on allait tout garder en l’état » – pas le néon déjà donc

(j’y allais parfois lui acheter ses clopos) – un profond dégoût tu vois – loin de moi l’idée de me substituer aux notules mais ceci à porter à l’invent’hair (ce dimanche ne perdant pas ses poils)

assez médiocre – au boulevard où Da Cruz a encore frappé

cafés restaurants officines noires de monde – e reste à l’avenant- de retour en métro celui-ci

déjà croisé sans pour autant avoir déjà été portraituré – sa chanson faisait « j’appelle juste pour dire je t’aime » (ça ne peut guère s’inventer) – le voici décadré mais de plus près

(c’est un micro qui lui pend au nez) Stevie Wonder toujours parmi nous – je l’aime beaucoup – faisait froid comme dans le cœur parfois
louxor salle 1 premier balcon comble La vénus électrique (Pierre Salvadori, 2026) (dialogues ciselés en joyaux parfois incompréhensibles c’est un peu dommage) le film est réjouissant (d’autant que le réalisateur est né en Tunisie – je ne vois pas non plus le rapport si on va par là) (image Poupard scénario inspiré d’une Rebecca Zlotowski) tout pour plaire (on pleure, on rit, on attend on voit Pio Marmaï pleurer peindre rire mourir, les cheveux de la Demoustier s’électriser (c’est elle, vénus), Vimala Pons (la coqueluche de ces mois-ci) descendre l’escalier de la rue Malebranche tandis qu’un autobus emprunte aussi cette voie (vaguement le sentiment d’un anachronisme mais qu’est-ce qu’on peut bien en avoir à faire ?) jusqu’à même Gilles Lellouche qui n’en fait pas (enfin presque pas) trop – mais surtout Lulu le premier à embrasser sur la bouche la Vénus et à en ressentir le flux électrique…

