2745 Dimanche 14 Juin 2026
à peine le temps de se retourner que le printemps s’est déjà tiré ce salaud
et qu’ainsi les jours raccourcissent- place aux nuits et aux froids (après on s’en fout pas mal, on a l’avenir qui est à nous) – passage aux ateliers de Ménilmontant portes ouvertes j’en sais rien quoi (le travail attend) huit rue boyer – la chaleur les progénitures encasquées qui volettent un peu partout – une occurrence kikienne

en lecture le dialogue roudinesco/derrida – très intéressant (bien que le langage en soit un peu abscons – mais la philosophie s’est toujours (crois-je bêtement) saisie de lui pour en faire sa chose – les sens (l’essence) des mots déconstruits en différance (ici l’a remplace l’e) (un peu comme chez le tordu du cigare : faire de lui sa chose – chacun.e sa vie chacun.e fait comme il ou elle peut) – une autre entame « la vie sanglante de werner herzog narrée par le réalisateur même » (dès les premières pages « la connaissance de cet enragé de kinski » (certes) – on s’en fout aussi – on en a le cœur qui bat se souvenant des Aguirre des Kaspar et autres Fitzcarraldo alias Fitzgerald – les années ciné le lyrisme qui côtoie le fascisme, le baroque la pulsion de mort – les frasques de l’homme blanc : croisant ceci revenant du ciné

(le football est partout – ici c’est le vainqueur du tournoi de tennis) : je me souviens

en serait-on là ? (l’image date de plus d’un demi-siècle) j’aime à me souvenir – j’aime à ne pas oublier) – au cinéma ceci

un peu onéreux peut-être (mais que ne ferait-on pas pour une « déclinaison de tartare d’angus » (« angus » c’est bœuf à la fucking mode contemporaine) (la relation de la viande au colonialisme ? paternalisme ?) (qu’allons nous devenir ? je ne sais mais le maroc et le brésil ont fait match nul : le langage en dit plus qu’on ne croie) les travaux (interminables) de Romainville et de son tram, sa gare surdimensionnée, ses avenues

au ciné trianon (4 ou 6 au balcon, 30 en bas) Autofiction (version originale Amarga Navidad soit Noël amer – la traduction indique, une fois de plus, que les distributeurs sont des abrutis obtus – ni insulte ni attaque personnelle non plus en restant dans les limites de la critique) (Pedro Alomodovar, 2026 – production Augustin) après, le mélodrame (fin en queue de poisson (comme on dit) (bon, ouverte si tu préfères), mais générique de fin assez léché) en belles couleurs est sans scénario ce qui fait que l’importance du titre se délite… ou alors je n’ai pas bien compris l’histoire qu’on veut bien me raconter (celle d’une réalisatrice de films publicitaires (vantant ou promouvant un slip) qui rencontre un strip-teaseur (on peut aller jusqu’à éffeuilleur si tu veux) pompier de profession (sa mère est en EHPAD : tu comprends (il le dit) qu’il se désape pour payer ces frais-là comme un bon fils) tandis que la mère de la réalisatrice meurt – d’autres meurent encore – d’autres meurent aussi enfin (j’ai pensé à Mirage de la vie (Douglas Sirk, 1959) autrement plus poignant)


Le Kaspar d’Herzog incarné par Bruno S. on en a encore le coeur battant très fort, oui.
@L’employée aux écritures : oui, anéfé Employée (mais alors les mémoires dudit sont d’une soupe assez indigeste…) (il en parlera je vous dirai…) . Merci à vous