2747 Mardi 16 Juin 2026
ça n’a plus aucun sens (en a-ce jamais eu un ? ), bien qu’on ait le sentiment qu’il faille en adopter un, au moins, peut-être pour rendre à quelque chose l’efficace de cette présence – par exemple la lecture (dialogue derrida/roudinesco : à quoi ça sert ? dernier chapitre éloge de la psychanalyse je me souviens des passes) regarder s’avancer de loin en loin Aldo (voilà un moment qu’il est sur le métier) – vers 4h45 passe un avion à hélices – repenser au train Italicus vers le mois de mai 74 (je vais retrouver chez Rosetta Loy), à l’affaire Gladio (il faut que je recherche) – quel rapport avec Marie-Christine de Montbrial et ses Cadavres exquis lu il y a quelques années (c’est là) ? – attendre sans attendre et n’attendre rien et ne s’attendre à rien (insomnie quand même – lecture des propositions d’atelier, pourquoi faire? une présence au monde ?) – du café des courses, le reste de papardelles à la bolo (manquée) d’avant-hier soir – rendez-vous avec un agent immobilier (j’aime encore assez) – dentisterie pivot slash bridge slash remboursement (1.5 ou 2k quand même) – et comment faire ? en passant, en revenant, en marchant ces 21 fricassées

la mise sous film (on appelle ça la critique) peut se discuter je suppose (tout à fait) ( à 3.5e la pièce : un beignet ouvert en deux garni de pommes de terre thon aubergine salade œuf olives harissa – on en trouve des frais au marché de la place des fêtes au même tarif mais probablement meilleurs – je n’ai pas goûté les premiers, au contraire des seconds) (il s’agit d’une spécialité au masculin : on dit un fricassée et on ajoute un e à la fin pour faire braire le colon) – l’affaire est tunisienne (le sms de mon gendre « les salauds de suédois – 5 à 1 – quelle indignité… » (argentine algérie demain france sénégal aujourd’hui – coupe du monde des nations comme les jeux berlinois de 36 : toujours les mêmes ornières) – il se peut que l’insomnie permette de ne pas se souvenir des rêves – sans doute pas la visite de la grotte qui a ouvert hier mais cette image de ce moment-là

en noir et blanc pour faire époque – on distingue au fond de l’image l’immeuble où vivaient les parents du modiano – le souvenir du G7 de Gênes en juillet 2001 et la mort de Carlo Giuliani vingt ans : les tueurs (flics) jamais inquiétés de rien – deux mois plus tard (sans qu’il y ait trop de relation rapport cause effet ce genre de chose) les deux tours vers trois heures de l’après midi en rentrant du conservatoire – vers cinq heures et quart les merles chantent encore – le spritz (pas trop bon) en terrasse quinze oblige (8e pièce quand même alors que la bouteille de 70 cl de campari (petits chevaux de Tarquinia) se négocie à 17 au simply) – ceci en curiosité

qui rappelle les acouphènes (d’un de mes gendres – krypto – jamais je n’aurais de brue) (du jamais vu) – tout ça n’a aucun sens (sinon l’ouïe) – on continue ? mais oui, on continue
par la poste un court-métrage bien tourné de cinéma expérimental


j’aime le mot fricassée et son côté désuet dans notre langue rapide et pauvre, j’apprends qu’il est masculin, je l’aime toujours
et que le souvenir de Gênes (et autres moments) ne s’efface pas
@brigitte celerier : il faudrait y goûter pour l’apprécier à sa juste valeur (attention quand même : c’est du (un petit peu) lourd…!) Merci à vous Brigitte