Pendant le weekend

Lucky, Gian Maria et Lino

C’est à Paris, vers le palais omnisports de Bercy, il y a là cette cinémathèque que je déteste autant que j’aime le cinéma.

On y projette (entre autres) des films de Francesco Rosi. C’est un homme qui parle français comme vous (?) ou moi, mais qui est napolitain comme sans y penser. Un peu comme Lino Ventura est italien (les pâtes à la sauce tomate dans « La Gifle » je crois) et qu’il prend l’autobus.

Une manière sans doute si consciente qu’on l’en oublie.

On passe ces films à la cinémathèque de Paris, une rétrospective.

Comment savoir pourquoi tels lieux, et pas tels autres ? Ce qui est assuré, c’est que ce n’est pas le type de l’institution qui me défrise (j’ai toujours aimé les cinémathèques et pas seulement parce que ça ressemble à cinématique, mécanique, les forces, les lois tensions). J’y vais, même, j’y vais j’aime les films, j’aime qu’on puisse les voir, que certains passent même à onze heures du matin, j’aime ça, le soleil qui se lève  à midi trente, on sort, il fait si beau, il fait si doux…

« Lucky Luciano » interprété par Mattei, Gian Maria Volonte, son petit chien noir

dans le creux du bras, son si doux sourire, l’un des hommes les plus cruels que le monde ait porté (peut-être), qui s’en va se laver les mains pendant qu’on tue d’une centaines de balles, celui qui vient de partager son repas… Lucky Luciano.

J’aime voir Charles Vanel qui lui regarde les momies.

Dans « Cadavres Exquis » (Cadaveri eccelenti, 1973) il y a un aréopage d’acteurs (les femmes, pour les napolitains, les maffieux, les hommes donc, sont peut-être quantité négligeable). Ils vénèrent  certainement leurs mères, mais à part ça… C’est un film de morts.

C’est un film où les hommes tombent parce que l’Etat en a décidé ainsi.

Probablement, le coiffeur qui ôte de toutes les photos son visage est-il assez coupable, assez fou,  assez désespéré pour tuer des juges qui le condamnèrent à tort…

Probablement n’en est-il pas ainsi de ce « paresseux » joué par Marcel Bozuffi.

Les voir ici, Max von Sydow, 

Alain Cuny,

Renato Salvatori (je ne l’ai pas capté) aux côtés de Lino Ventura, a eu quelque chose chez moi, comme le rappel de « Z » probablement, le rappel de « French Connection » pour Bozzu qui jouait aux côté de Popeye Gene Hackman, et « L’Epouvantail » qui vient, et d’autres films encore, ces moments-là, probablement.

Alors Rosi et Rod Steiger, « Main basse sur la ville », « l’Affaire Mattei » à nouveau, les acteurs, les morts et les villes…

Lucky Luciano qui meurt d’une crise cardiaque…



J’interromps mes billets pour une quinzaine. 

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