Pendant le weekend

1253 Lundi 18 novembre

 

 

ça va déménager – bah les choses sont comme elles sont, vont comme elles vont, de temps en temps la terre tremble disait la chanson ou le poète je ne sais plus, les deux sans doute – c’est à celle-ci que je pense – c’est novembre, le froid, on a marché pas mal, c’était dimanche, il ne pleuvait pas – on s’est presque fâché avec des amis (l’opinion, c’est quelque chose de difficile à défendre) (c’est plus dans cette chanson-là) – l’expo Boltanski à Beaubourg – on a reçu des cadeaux aussi

les gilets jaunes, les hong-kongais, les bruits de terreur en Iran en Irak en Syrie en Chine ailleurs Chili Bolivie Nicaragua, quelque chose non ? Travailler quand même, décider peut-être, c’est la fatigue qui me tient (mais je dors mieux) (depuis deux jours, seulement, certes, mais l’ambiance générale est à l’apaisement) (on ne sait s’il s’agit de raccord d’âme ou d’un état particulier) (la peur domine moins – on avance dans le noir, mais on a l’impression que les choses se résolvent – essayer encore – je travaille aussi à l’élaboration du journal d’atelier même s’il me semble qu’il y ait là quelque chose comme un manque de loyauté : c’est égal, je continue) sur l’Air Nu, un épisode radio-photo (qui fait le pendant du titre de la rubrique « ville et cinéma ») – avancer et avancer encore

c’est une image d’un travail en cours « dormir dans le métro » mais il se peut qu’elle recouvre une réalité sociale indépendante – la série est une affaire de travail d’abord. 

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2 Comments

    la fatigue oui

  • Dormir en roulant, un rêve réalisé… 🙂