2690 Lundi 13 Avril 2026 (carnet de voyage #155)
Rubrique(s) : Carnets de Pierre Cohen-Hadria / Carnets de voyage(s) / journal quotidien
13 avril, 2026 0
le calme et la douceur – fraîche mais revigorante – l’oubli momentané

des ennuis et autres désastres (le type – son prénom sensiblement le même qu’il serait ici François – je me souviens de la collection (vite avortée) de timbres des premiers lustres où on trouvait des Magyar posta– qui a vaincu l’ordure démocratiquement à ce qu’il semble n’a pas non plus le pedigree d’un Léon Blum (mais il m’y fait penser) pour le moment où il prend, ou plutôt où lui est accordé le pouvoir – reste à savoir ce qu’il en fera…) – sans importance, gloses, paroles palabres, mots

(parfois quelques gouttes, les images sont idylliques aussi parfois) ici un autochtone (ou un parisien, ou un tchèque hongrois bulgare qui sait ?) ou moi-même (encore que le sac à dos ne fasse pas partie de ma panoplie au contraire de la convention contemporaine)

on marche, on respire

bien que vous n’ayez pas l’exacte odeur (trop virulente) de ce colza-là (la puanteur, c’est plus vrai oui) – si je vous rapprochais (voilà qui est fait) vous verriez le clocher du village (Luc-sur-mer je crois bien) voisin

ici, question effluve, c’est mieux

(ailleurs l’herbe est plus verte…) trois gouttes de pluie tout au plus – les amies les critiques de film (elles virent sans l’apprécier le moins du monde Le goût de la cerise (Abbas Kiarostami, 1997) comme quoi les goûts, les couleurs, tout ça) – le lilas

et le myosotis (merci pour tout)

(un doux parfum qu’on respire/c’est fleur bleue chantait l’autre fou) (ou alors, plus dramatique : le myosotis et puis la rose/ce sont des fleurs qui disent quèque chose/mais pour aimer les coquelicots et n’aimer qu’ça faut être idiot – tous les goûts… – attends un peu…)
back in Babylone train bondé (et lecture du Lever la tête (Sherildan en kurde) de Pinar Selek, (Universté paris cité éditions) manuel d’enquête ethno-anthropo-historico-sociologique formidable – un index des termes kurdes employés (ainsi que des personnes citées) devrait être envisagé (dans le même sens que celui, entamé mais non encore réalisé du livre de Fariba Adelkhah Prisonnière à Téhéran de la même eau méthodologique incandescente)
sur la planche, le pain (retranscrire le séminaire avec Jane (prononcer Jeanne) Sautière, poster le billet Rue Malaga pour ville&ciné – ça c’est fait) (et le reste…)
passer chez paumée « dans le vent » (femme moderne)

