Pendant le weekend

Samedi soir, médiathèque Marguerite Audoux

Le robot a fait des images de ce lieu : il y avait là un type (spéciale dédicace à Olivier Hodasava, présent ce soir-là) qui ses lunettes de soleil son sac et sa calvitie naissante allait quelque part, probablement perdu dans quelque pensée, quelque lieu à atteindre, quelqu’affaire à conclure (c’est l’été)

passant 1

il y avait là sortant de ce lieu, du 10 de la rue, comme on voit, une femme à livre et robe de fleurs dans les verts sac dans les rouges, c’est l’été les manches courtes les nus pieds, le livre pour l’été pour le moment, pour la semaine je ne sais pas, je ne veux surtout pas savoir

sortie 1

enfin, c’était à la médiathèque Marguerite Audoux

médiathèque marguerite audoux

et ce soir-là (c’était samedi, le cinquième jour du quatrième mois de la quatorzième année de ce siècle-ci), il y avait lecture à l’invitation de Mathilde Roux qui expose là quelques uns de ses collages (magnifiques, ça on le savait)

lectures

et formidablement intitulés « poètes » quatre personnages (en voici deux

territoires 2

et voici les deux autres

territoires 3

) qui parlèrent, dirent, déclamèrent, partagèrent et donnèrent à entendre mots et prosodies : il y avait là quelque chose d’assez mixte, dans le public quelques vieillards (j’en suis, c’est la réalité, je peux me permettre) quelques jeunesses, un sous sol et des chaises toutes occupées, des applaudissements, des rires et des cubitainers de vins (j’ai goûté au rouge, merci aux organisateurs).

Un billet, c’est bien peu de choses. Mais cependant, on remercie (par ordre d’apparition derrière le micro) aussi ici Emmanuel Delabranche (ses mots qui tournent, reviennent, repartent, et encore et encore et encore sans rien lâcher : territoire possible, et les petits carnets sous ce transparent plastique), Isabelle Pariente-Buterlin (un rire, juste derrière soi, presque rien, je ne sais quoi au bout du bord des mondes), Pierre Ménard (la lumière de sa tablette se reflétait à ses lunettes ironiques et à son texte, insomniaque et réflexif : on s’y croyait), Virginie Gautier (qui, du « jour 33 » passe au « trente quatrième jour » je ne suis pas sûr qu’elle l’ait su mais traçant là un épisode de trente huit fragments d’une épopée équipée exploratoire dans des territoires presque impossibles).

(erratum : non point car le 32 n’existe point, et le jour suivant sera un (trente troisième) quantième… autant pour moi) (comme dirait l’autre)

Un billet, bien peu de chose enfin, pour les remercier, ces quatre poètes

Numériser 4

 

ainsi que celle qui les invitait.

Son exposition jusqu’au 30 avril 2014.

 

Share

3 Comments

    nourrir notre rêve d’avoir été dans un coin

  • Merci pour le rattrapage (enfin, une vue de ce que j’ai manqué).

  • L’exposition concerne les photos ou les lectures? J’aime bien la photo. C’est très simple et reflète la vie quotidienne des gens. Je pense que ce sera un chef d’oeuvre dans quelques années.

Laisser un commentaire