Pendant le weekend

B2TS Curial

B2TS (back to the street) une série pendant le week-end (le dimanche souvent) de photos présentant une exposition de photos elles-mêmes collées sur un mur. Ici au début de la rue Curial, l’une des entrées du 104 (ce numéro fait référence à l’adresse postale de la rue d’Aubervilliers (l’objet est traversant)).

 

 

elles sont passées, certaines complètement, mais enfin, elles sont là et résistent au temps et à l’emploi vaxinodrome dans lequel la haute autorité de santé a transformé l’un des grands halls du lieu – osef complètement, on ne rentrera pas (on demande le paxanitaire si tu y tiens)

droite cadre un type a voulu se jeter dans l’image mais bon prince j’ai laissé là son portable – c’est la rue, c’est à la rue -une quinzaine je crois de portraits dont certains qu’on connaît déjà comme celui-ci

(on pense un peu à bibendum le bonhomme michelin ce genre de truc (ou une cellule anti-bruits d’un asile psychiatrique, enfin quelque chose)) ou ces deux-là

on dispose toujours un peu des sourires (désolé pour la qualité des images)

il y a cette grâce toujours, quand même

quelquefois, il faut reconnaître que le sujet se la pète un peu

il est certain que des images passent

ou pire

nous sommes aussi peu de choses (qu’elles se rassurent, au besoin)

les attributs ont disparu (il me semble que ce type-là partageait avec une moto l’image – le passage du temps – mais aussi « la brique rose des Minimes »)

alors il se peut que l’humain laisse en paix ces ornements, mais on voit que le temps lui exerce sur eux une pression fatale

affaire éphémère que l’exposition, médium transitoire et fragile

une espèce de spectacle vivant promis à la destruction – je me souviens du mandala de 1995 (*) –

(le pavillon se nommait Delouvrier Tusquets Blanc; il avait pour ambition de présenter des cultures du monde, et des gastronomies – raison trop tôt sûrement – les institutions ne sont que ce qu’en font ceux qui les dirigent (aujourd »hui sans vision, sans avenir mais avec une gestion d’airain et des indicateurs puissants) c’est autre chose que le 104 (là-bas, juste à côté, des anciens abattoirs, ici une ancienne morgue également)

les sourires sont là (mais le cœur y est-il encore ?)

ce n’est certes pas qu’allégorie

mais tu vois ce que le temps garde – quelque chose de l’immonde et de l’indécent (ces deux types (sont-ils sales ?) étaient aussi monté sur un bicyle à moteur)

de toutes façons, on sait bien qu’on ne saura jamais comment ça finira

bien sûr il faut faire, écrire photographier peindre chanter- bien sûr –

ensuite,le temps et elles et eux (plus eux, je le crains) en feront ce qu’ils (et elles) en pourront.
À toutes fins utiles (ou pas), la voiture photomatique passe dans ces rues régulièrement – pourquoi, c’est une autre affaire, mais en tout cas peut-on déterminer à gros traits le passage de ce temps-là. Ici en mars 2020

puis en avril 2019

en mai 2018 (déjà dégradée)

et en juillet 2017 (pas encore collée)

Hors donc.
Bon dimanche

 

(*) : une recherche internet de cette exposition (magnifique) amène chez libération  mais pas sur le site du parc (c’est beau comme de l’antique, la présence internet de ces institutions-là, ça ne fait même pas pitié) – entreprise le 17 mars 1995, et intitulée « La roue du temps », elle se terminera le premier mai, dans une foule extraordinaire, les moines iront sur la passerelle et le sable sera jeté (épandu versé transmis) dans le canal (ce jour-là aussi Brahim Bouarram sera jeté assassiné noyé dans la Seine, de la même eau que le canal, par des abjects ordures du parti de la fille du borgne (qu’ils soient maudits))

 

 

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4 Comments

    bon dimanche, et un salut à celles et ceux qui se sont effacés

  • à brigitte celerier : un salut à vous

  • Il paraît que le « 104 » est devenu pour partie un centre de vaccination (pourquoi pas, si c’est aussi utile que l’art…) mais que la librairie à l’intérieur a disparu : elle a peut-être reçu plus que sa dose ?

    Les photos auraient été mieux abritées à l’intérieur de ce bâtiment (« Morituri te salutant »), mais quid alors de l’art en plein air ?

    Au Grand Palais, on a bien exposé une fois, en grandes pompes, du « street art »…
    La contradiction est aussi un art dialectique ! 🙂

  • @Dominique Hasselmann :je l’ai écrit c’est un vaxinodrome – pour la librairie je crois que c’était une annexe de celle qui se trouve dans le 20 (merle moqueur)

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